Le gouvernement régional des Baléares, la municipalité de Palma et l’Autorité des Ports des Baléares ont engagé des discussions avec la Cruise Lines International Association (CLIA) en vue de limiter le nombre des escales de navires de croisière au port de Palma.

Les Baléares sont en grande partie victimes de leur succès. Pendant les sept premiers mois de 2019, le nombre croisiéristes a progressé de 6,8 % pour atteindre 1,4 million, un trafic qui se rapproche de celui de Barcelone (1,64 million), le leader européen. 313 navires ont fait escale à Palma pendant cette période.

Cette poussée du tourisme de croisières provoque un mécontentement d’une partie de la population en raison de la « massification ». En juin dernier, dans son discours d’investiture, la présidente du gouvernement régional, Francina Armengol, avait évoqué l’implantation d’un « plafond », qui soit « durable d’un point de vue social et économique ». 

Aller plus vite et plus loin

Dans une interview récente à un quotidien local, Rosana Morillo, directrice générale du tourisme de cette administration, a évoqué la nécessité d’une « régulation de l’activité des navires de croisière dans le port ». Mais certains veulent aller plus loin et plus vite. Une pétition lancée par plusieurs associations locales a demandé la limitation immédiate des escales à un seul navire par jour.

Un premier contact avec la Clia, l'association internationale représentant les intérêts des compagnies de croisière, a eu lieu à l’occasion de l’édition 2019 du salon professionnel Seatrade Europe, qui s’est tenu à Hambourg du 8 au 10 septembre. « Les compagnies ont compris le problème et nous attendons leur réponse » dit-on à l’Autorité portuaire. Si un accord de régulation est conclu reste à savoir quel en sera le contenu et comment celui-ci sera appliqué. Dans la mesure où la programmation des escales pour 2020 est déjà bouclée un tel accord ne pourrait intervenir, au mieux, qu’à partir de 2021.

Daniel Solano