Dans un article publié le 31 décembre par l’Himalayan Times, l’opérateur du port sec de Birgunj, Himalayan Terminal Pvt Limited (HTPL), a reçu une lettre de l’autorité népalaise en charge de la gestion des infrastructures multimodales, lui demandant d’accueillir les trafics  de clinker et cendres volantes dans son terminal. Actuellement, indique le journal népalais, ce trafic est assuré par voie ferroviaire jusqu’à la gare de Raxhaul, à la frontière. Or, en raison de la volatilité de ces produits, les autorités indiennes s’inquiètent et la population de la gare frontière entre l’Inde et le Népal se plaignent des désagréments. Les autorités indiennes souhaitent donc que tous les trafics de clinker et de cendres volantes destinés au marché népalais soit assuré sur le port sec de Birgunj. Après une réunion, tenue en fin d’année 2017, les deux gouvernements et les responsables ferroviaires indiens ne sont pas parvenus à une solution. Les autorités indiennes se sont dites prêtes à accepter des transbordements de clinker depuis le ferroviaire directement dans des camions pour être ensuite acheminés vers les utilisateurs finaux au Népal. En effet, ni le clinker ni les cendres volantes ne pouvant être stockées à l’air libre, et la gare de Raxhaul ne disposant pas d’entrepôts, le gouvernement indien ne voit que cette solution. Or, pour les importateurs népalais, le coût du camion entre la frontière indienne et les utilisateurs est tel qu’il ferait envoler le prix du ciment. En outre, la direction du port sec de Birgunj refuse de prendre en charge des produits salissants et rappelle que ce port sec est proche de la saturation.

Aucune solution n’a pu être trouvée entre les différents intervenants. Les népalais demandent que le train indien puisse se rapprocher au plus près des utilisateurs finaux afin de réduire au plus la distance réalisée par la route. Une solution qui nécessite l’extension du réseau ferroviaire. Des travaux qui pourraient durer au moins six mois.