Le port de Sète a entrepris des travaux de remblaiement pour ne pas entraver le développement de son activité d'importation de véhicules neufs. Un appel d’offres international a été lancé pour la gestion de cette zone de 18 ha. Le nom de l’opérateur retenu devrait être dévoilé dans les prochaines semaines.

Faire face à l’augmentation de l’importation de véhicules neufs. C’est l’objet des travaux de remblaiement sur le port de Sète (exploitant : EPR Port Sud de France, Région Occitanie), portés par British Petroleum (BP), qui ont démarré il y a quelques semaines. D’ici à mai 2019, une zone de près de 18 ha environ sur le bassin Zifmar sera remblayée. Courant juin-juillet 2019, 25 cm de graves non traitées seront posés dessus afin d’éviter les envols de sable. Une opération qui doit permettre au port sétois, présidé par l’ancien ministre des Transports Jean-Claude Gayssot, de soutenir et pérenniser son activité d’importation de véhicules neufs. « Nous sommes passées de 85 000 véhicules importés en 2017 à 120 000 en 2018, il nous faut plus de place », indique Marc Antoine, directeur du port de commerce de Sète. Les véhicules neufs importés proviennent majoritairement de Corée du Sud (Hyundai), de Turquie (Ford) et de Roumanie (Dacia).

Un appel d’offres international a été lancé pour la gestion de cette zone de 18 ha. Le nom de l’opérateur retenu devrait être dévoilé dans les prochaines semaines. À charge pour ce dernier de financer le revêtement bitume de cet espace. Un investissement évalué à environ 6 à 7 M€. Les premières voitures neuves devraient arriver d’ici à fin 2019.

Les travaux de BP s’inscrivent dans un projet global portant sur l’installation d’un appontement permettant l’accès depuis le port de Sète vers son sea-line (pipeline sous-marin pour le déchargement d'hydrocarbures). L'état de ce dernier se dégradant, l'EPR Port Sud de France a en effet proposé à BP de disposer son sea-line à l'extérieur du port et de créer un appontement vers le port, dans une zone protégée des aléas climatiques. Au-delà du remblaiement, les travaux de BP comprennent également des opérations de dragage pour obtenir une profondeur d’eau suffisante (environ 800 000 m3 de matériaux dragués), la restructuration des canalisations… Montant global pour BP : environ 100 M€. 

--- Hubert Vialatte ---