©port Antwerp

 

Un recul limité à 4,4% à la fin septembre, en dépit de la crise sanitaire et des tensions internationales. C’est un résultat que beaucoup de ports envieront à Anvers. Le mainport belge parvient toujours à limiter la casse grâce aux conteneurs, mais sans amélioration très marquée par rapport à la fin juin.

Sur les neuf premiers mois de l’année, le trafic maritime anversois s’est établi à 171,1 Mt, en baisse de 4,4% par rapport à la même période en 2019. Cela représente une amélioration d’à peine 0,5 % comparé à la fin juin (- 4,9 % à 114,2 Mt). Il n’en faut pas plus pour le port proclame que la reprise se poursuit, mais l’été n’a toutefois pas apporté un redressement majeur. Les conteneurs restent la bouée à laquelle peut s’accrocher le deuxième port d’Europe pour limiter l’impact de la crise sanitaire et affirmer qu’il « résiste particulièrement bien comparé à la plupart des autres ports de l’axe Hambourg-Le Havre. »

A 103 Mt (- 1 %) et 8,85 MEVP (- 0,2 %, contre – 0,4 % à la fin juin), Anvers continue à noter un volume très stable dans ce secteur. Le trafic est à nouveau orienté à la hausse depuis juillet, particulièrement sur l’Extrême-Orient et au niveau intra-européen, indique le port. De plus, le nombre de départs annulés diminue depuis août et ils ont été en grande partie compensés par des escales supplémentaires sur certains services. Cela s’est soldé en septembre par le premier franchissement de la barre du million d’EVP en un mois depuis avril.

Anvers : déjà la reprise ?

Vracs secs et breakbulk au plus bas

Le regain d’activité est plus sensible dans d’autres secteurs… qui restent plus durement frappés par la crise sanitaire. A 51,1 Mt, les vracs liquides sont toujours en baisse de 5,7 % (contre - 7,5 % après six mois). Le trafic ro-ro passe en trois mois de temps de - 21,8 % à -15 % (à 3,3 Mt). Le conventionnel/breakbulk (5,1 Mt) reste largement déficitaire à – 23,5 %, mais il affichait une chute de 29 % à la fin juin.

L’exception vient des vracs secs (8,7 Mt), où l’écart avec l’an dernier s’est encore creusé pour passer de - 13,1 à – 15,5%. À ce rythme, les vracs secs et le conventionnel/breakbulk s’acheminent vers leur plus mauvais résultat annuel en plus de quarante ans. Mais le trafic conteneurisé et le transbordement global pourraient toujours réaliser une de leurs trois meilleures performances dans l’histoire du port.

Anvers, à peine ébranlé

Délais de paiement prolongés

Pour aider les entreprises portuaires et les opérateurs maritimes et fluviaux à traverser cette mauvaise passe, l’Autorité portuaire d’Anvers a décidé de leur accorder un nouveau report de paiement pour les droits de concessions et les droits de navigation.

Jean-Louis Vandevoorde

 

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