L’armateur chinois Cosco, gestionnaire et propriétaire à 70 % du Port autonome du Pirée vient de se voir refuser de la part des autorités grecques le feu vert pour mener à bien un investissement majeur prévu dans son plan de développement portuaire.

Il s’agissait d’investir d’ici avant la fin de cette année plus de 300 M€ dans la construction d’un nouveau terminal croisière, d’un centre commercial et de quatre hôtels 5* pour l’accueil des croisiéristes mais aussi des passagers ferry. L’armateur chinois n'a pas obtenu l'autorisation escomptée des autorités grecques. Un coup dur pour Cosco qui s’ajoute par ailleurs au refus du ministère grec de l’Équipement et des Transports d’accorder au Pirée une licence lui permettant un agrandissement de 90 000 m2 et le développement de nouvelles facilités en terme de logistiques. L'investissement devait permettre de construire un nouveau hall de débarque de plus de 45 000 m2 dédié à l’exportation de voitures neuves.

Enfin, le ministère de l’Économie, cette fois, s’est également opposé au projet de construction d’une nouveau chantier naval aux abords de la zone portuaire. Un projet très mal perçu par les industriels locaux et qui n’a pas tarder à susciter une levée de boucliers.

L’opposition - milieux d’affaires et chambre de commerce du Pirée, mais aussi sans doute une partie de la classe politique et de Bruxelles, qui ne cachait pas ses réticences - aura donc été plus fortes que les perspectives de développement promises par les investisseurs chinois. Les inquiétudes face à une intensification concurrentielle sont indéniablement une des raisons principales du véto opposé à Cosco. Depuis son arrivée en juin 2016 à la barre du Pirée, l'armateur chinois n’a jamais caché son objectif : le hisser parmi les premiers ports de Méditerranée.

Cette année, plus de 4 millions de conteneurs en provenance de Chine sont passés sur ses quais. En 2016, on n’en comptait que 900 000.

--- Léonard Lièvre ---

 

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