Michel Segain, président de l'Umep ©Houri

 

Inévitablement, la fusion des trois ports d'Haropa, Le Havre, Rouen et Paris, a animé une partie des échanges de l'assemblée générale de l'Union maritime et portuaire du Havre le 21 juin dernier. Et d'autres dossiers sur lesquels l’association qui fédère les différentes interprofessions portuaires du Havre a des choses à faire valoir...

Dans le cadre de la future gouvernance d'Haropa, l'Umep souhaite notamment que les unions maritimes et portuaires, qui représentent le secteur privé, puissent jouer un vrai rôle. « Il faut être au coeur du réacteur du conseil de surveillance avec une voix délibératoire et non consultative. C'est très important pour se faire entendre. Aujourd'hui, notre parole n'est que consultative. Et ce n'est pas acceptable », explique Michel Segain, le président de l'Umep, qui milite depuis quelques temps déjà pour que le privé soit représenté au conseil d’administration ou de surveillance avec une voix décisionnaire.

Le transitaire havrais va même plus loin en avançant l'idée d'une représentation des ports ou des unions portuaires au sein des conseils d'administration respectifs de Voies Navigables de France (VNF) et de la SNCF, là encore pour peser sur les décisions. « Le fluvial et le ferroviaire sont encore les parents pauvres des ports. C'est le cas notamment au Havre », complète-t-il. 

Réindustrialisation

Le président, qui entame avec son équipe un quatrième mandat, souhaite également que la taxe foncière soit harmonisée sur l'axe Seine. Michel Segain se veut optimiste sur leur devenir car les opportunités existent. « Aujourd'hui en France, tout le monde parle de réindustrialisation. Or il faut bien savoir qu'elle se fera par les ports de l'axe Seine. Le levier bleu est porteur d'espoir pour les entreprises et les salariés qui travaillent dans ce secteur ».

Il se félicite également de l'enveloppe des 510 M€ dédiés aux grands projets d'investissements, parmi lesquels figurent la chatière et l'aménagement des postes 11 et 12 sur Port 2000. Michel Segain préconise par ailleurs une meilleure harmonisation des plages horaires des différentes activités portuaires. « Aujourd'hui, ces plages horaires sont décalées. Les ports du Nord de l'Europe ont des plages horaires fixes. Cela permet à la fois de fluidifier les flux mais aussi d'absorber de nouveaux trafics ».

Jacques Laurent