L'armateur italo-suisse prévoit d'investir 1 Md€ entre 2022 et 2026. Au total, la proposition de MSC porte sur 136 ha et 1,97 km de ligne de quai. Ambition : générer un trafic de 1,9 MEVP d'ici à 2028.

L’Autorité portuaire de Valence (APV) a ouvert l’enveloppe contenant la proposition de MSC, via sa filiale TIL, pour la construction et l’exploitation du 4e terminal à conteneurs du port de Valence. Selon les informations disponibles, MSC prévoit un investissement de 1,01 Md€, 222 M€ dès 2022, date à laquelle l’infrastructure de base, à la charge de l’APV, devra être achevée, 181 M€ en 2023, 390 M€ en 2024, 124 M€ en 2025 et 91 M€ en 2026.

Les travaux seraient effectués en trois phases. La première, la plus importante, prévoit, sur une durée de 28 mois, la réalisation d’une superficie de 86 ha avec une ligne de quai de 1,1 km. La seconde (22 ha et 400 m de ligne de quai supplémentaires) serait conclue neuf mois après la finalisation de la première. Puis, 11 mois après, la 3ème (28 ha et 470 m) serait achevée. Au total, la proposition de MSC porte sur 136 ha (1,97 km de ligne de quai), soit la totalité de la superficie offerte par l’APV dans l’appel d’offres. MSC prévoit de générer en 2028 un trafic de 1,9 MEVP en conteneurs pleins (dont 1,34 MEVP en transbordement) avec une capacité totale prévue de l’ordre de 5 MEVP.

Semi-automatisation a minima

Une commission technique intégrée par l’APV et Puertos del Estado, l’organisme de tutelle des ports de commerce espagnols, qui dépend du ministère de l’Equipement, doit encore étudier l’offre. Si le dossier est conforme au cahier des charges, l’adjudication pourrait intervenir en juillet prochain et la signature avant la fin de l’année. Le premier navire devrait être accueilli en 2025 si le calendrier est respecté.

Les incertitudes cependant demeurent, à commencer par le délai de réalisation de l’infrastructure par l’APV, un chantier estimé à 400 M€. À cela s’ajoute la nécessité de construire un accès routier direct au futur terminal, un chantier qui a d'ores et déjà déclenché une polémique au point que l’APV penche pour un tunnel routier sous-marin ! Enfin, aucune information n’a filtré sur le degré d’automatisation envisagé par MSC, le cahier des charges prévoyant l’obligation « au minimum » d’une semi-automatisation.

Daniel Solano