©DR

 

Le Grand Port maritime de Loire-Atlantique enregistre, pour la première fois depuis quatre ans, une baisse de ses tonnages. Il les maintient néanmoins au dessus de 30 Mt.

Il n’a pas fait la passe de quatre en 2019. Après avoir connu une hausse de son trafic de près de 30 % entre 2016 et 2018, ses tonnages ont diminué en 2019. À 30,7 Mt, ceux-ci se sont inscrits en baisse de 5,53 % l’année passée. Ce sont principalement les trafics liés au pétrole qui expliquent cette contre-performance. Les volumes destinés à la raffinerie Total de Donges sont en baisse de 200 000 t d’une année sur l’autre. L’arrêt technique programmé de la raffinerie au printemps 2019 a également lourdement impacté les exportations d’hydrocarbures raffinés, qUI ont reculé de 19 % à 3,9 Mt. Les flux imports de produits raffinés (1,3 Mt) constituent, toutefois, une satisfaction puisqu’ils enregistrent une croissance de 28 %.   

Le GNL progresse fortement

Le port aurait pu voir ses trafics redescendre sous la barre des 30 Mt sans la percée du GNL. À 8,6 Mt, la hausse a été proche de 18 %. Ce trafic ne représentant encore que 1 Mt en 2015. Devenu, ainsi, le leader des ports français pour le GNL, Nantes Saint-Nazaire a aussi conservé sa place de numéro pour l’alimentation animale. À près de 2 Mt, la hausse de 2019 (+ 5 %) efface totalement la baisse de 2018 (- 1,6 %). 

Les autres trafics se sont presque tous inscrits dans le rouge. Le recul le plus important concerne le charbon, comme dans la plupart des ports français et européens. L’energie carbonée est passée;, d’une année à l’autre, de 1,3 Mt à 300 000 t. Même baisse, mais moins importante pour les céréales qui régressent à 700 000 t.

Fragilisée par les exportations (- 10 %), l’activité conteneurs a reculé également à 1,8 Mt. À noter enfin que les trafics de sable de mer, rouliers et de ferraille de recyclage ont connu la stabilité en 2019, leurs tonnages s’étant élevés respectivement à 1,2 Mt, 0,6 Mt et 0,3 Mt.

L’exercice 2020 a, toutefois, bien mal commencé, tout comme d’ailleurs s’était terminée l’année 2019. Les 120 escales de navires perdues à cause des mouvements sociaux ont fait perdre au port entre 1,2 et 1,8 Mt. Au-delà de nouveaux trafics potentiels liés aux conséquences du Brexit, le port va s’attacher à relancer ses activités portuaires. « Nous serons en mesure d’annoncer des mesures concrètes d’ici une à deux semaines », indique Olivier Trétout, président du Directoire du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire. 

Olivier Constant