PSA, concessionnaire du Terminal XXI, s'est engagé à investir 547 M€ ©DR

 

Le gouvernement portugais a lancé le 14 octobre un appel d'offres international pour un nouveau terminal à conteneurs, qui a reçu le nom de « Vasco da Gama ». Parallèlement, les autorités portugaises ont autorisé PSA, concessionnaire du Terminal XXI, à porter la capacité de l'installation de 2,3 à 4,1 MEVP moyennant un investissement de 547 M€.

Comme nous l'avions annoncé le 9 septembre, le premier port portugais, situé à 170 km au sud de Lisbonne, va doubler sa capacité conteneurisée. Le gouvernement a lancé l’appel d’offres international ce 14 octobre pour la construction d’un nouveau terminal à conteneurs, qui a reçu le nom de « Vasco da Gama ».

Le nouveau terminal, qui apportera 3 MEVP de plus, doit voir le jour en 2024, pour un investissement chiffré à 642 M€. Les candidats disposent de neuf mois pour présenter leur offre et le lauréat sera connu fin 2020. Il disposera d'une concession du type « landlord port » pour une durée prévue de 50 ans. Le projet prévoit la construction d’un nouveau quai de 1,375 km, doté de 15 portiques, qui desservira une zone de fret de 46 ha (pour uen superficie totale de 60 ha). Le tirant d'eau, à 17,5 m, permettra l’accueil simultanée de trois grands porte-conteneurs de dernière génération. 

Le port, idéalement placé sur les routes maritimes rééditées du grand dessein chinois, pourrait notamment attirer le numéro trois mondial de la ligne régulière, Cosco, ou Shanghai International Port Group (SIPG). 

PSA s'engage à hauteur de 547 M€

Parallèlement, les autorités portugaises ont autorisé PSA, concessionnaire du Terminal XXI, à porter la capacité de l'installation de 2,3 à 4,1 MEVP moyennant un investissement de 547 M€ du Singapourien. À noter que le contrat, qui prolonge de 20 ans la concession de PSA, met fin au droit de préférence et d’exclusivité prévu dans le contrat initial. De son côté le gouvernement portugais va investir 100 M€ pour la construction d’un nouveau môle de protection des navires, la construction d’une pilotine et la modernisation des accès ferroviaires. 
L’ensemble des investissements pourraient créer 4 600 emplois et augmenter le PIB du pays de 1 % (à 2,5 %), selon les sources officielles. Sines est passé de 20 000 à 1,75 MEVP entre 2004 et 2018.

Marie-Line Darcy

 

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