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Le géant minier brésilien va créer, via sa filiale Vale International, une coentreprise avec le port chinois. La Chine cherche à diversifier ses sources d'importation en achetant une plus grande partie de minerai de fer au Brésil au détriment de l’Australie.

Le géant minier brésilien Vale va créer un joint-venture à 50/50 avec le port de Ningbo-Zhoushan afin d’y accroître ses opérations. Sous réserve d’acceptation par les autorités chinoises, ce qui ne fait guère de doute, le projet d’un montant de 638 M$, baptisé « West III Project », prévoit d’ici trois ans l'extension des installations du port de Shulanghu à Zhoushan avec le développement d'une zone de stockage supplémentaire d’une capacité de 4,1 Mt et de deux nouveaux quais de déchargement pouvant accueillir simultanément des vraquiers transportant jusqu’à 150 000 t de minerai de fer. L’ensemble confère au port une capacité supplémentaire de 20 Mt. Vale y possède déjà une capacité de 20 Mt. Le groupe a d’ailleurs inauguré en août une unité de broyage de minerai à trois lignes pouvant traiter 3 Mt par an.

190,2 Mt de minerai de fer exportés par le Brésil 

En 2019, Vale a exporté 190,2 Mt de minerai de fer en Chine. Marcello Spinelli, son directeur exécutif pour les métaux ferreux, a déclaré en juin s’attendre à un volume égal voire supérieur en 2020. Les feux sont au vert pour la société brésilienne, Pékin ayant autorisé en août l’ouverture de quatre nouveaux terminaux minéraliers en eaux profondes pouvant accueillir des navires de 400 000 tpl, catégorie dominée par les valemax. Localisés à Rizhao, Yantai et Lanshan, dans la province du Shandong, ainsi qu’à Sanduao, dans la province du Fujian, ces terminaux visent à réduire la dépendance de la Chine envers le minerai de fer australien.

Thierry Joly