© Port of Zeebrugge/Heynderickx

Le rythme de croissance se ralentit de trimestre en trimestre, mais le trafic du port côtier belge reste très bien orienté aux termes des neuf premiers mois de l’année. Il est toujours tiré par le GNL mais aussi par les conteneurs et les vracs secs.

La crise sanitaire et la menace d’un brexit, qui devrait affecter ses échanges avec son principal partenaire commercial, semblent n’avoir que peu d’effets sur les résultats de trafic de Zeebrugge. Alors que la plupart des ports vire de façon plus ou moins prononcé au rouge, le port belge affichait encore à la fin septembre une hausse de 6,1 % à 35,2 Mt. Le rythme de croissance – à deux chiffres jusqu’en juin – se ralentit toutefois de trimestre en trimestre : de 34,4 % fin mars, il est passé à 14,5 % fin juin, puis à 6,1% fin septembre.

Premier port européen pour le transport automobile, Zeebrugge subit dans ce secteur spécifique une perte d’un tiers en nombre de véhicules neufs. Le trafic roulier global (hors conteneurs) reste en très net recul par rapport à l’an dernier, avec une chute de 19,9 % à 9,93 Mt à la fin septembre. Tom Hautekiet, le nouveau PDG du port, table cependant sur un regain du ro-ro au dernier trimestre, avec (comme l’an dernier) la constitution de stocks au Royaume-Uni en vue d’un brexit désormais imminent. Le conventionnel/breakbulk est encore plus durement affecté, puisqu’il perd 31,1 % à 0,5 Mt. Par ailleurs, la crise sanitaire a quasiment réduit à néant le trafic passagers (croisières et ferry).

Vracs et conteneurs en hausse

Ces pertes sont effacées du tableau par les excellentes performances dans les autres flux. Aux termes des neuf premiers mois, les vracs liquides ont progressé de 42,1 % à 10,4 Mt, dont 9,2 Mt pour le GNL, qui reste le moteur principal de la croissance avec encore un gain de 87 %. Les conteneurs (lo-lo et ro-ro réunis) ont augmenté de 10,9 % à 13,1 Mt. Les liaisons deepsea (+65,7 %) et shortsea (+22,9 %) ont tourné à un régime nettement plus élevé.

Les vracs secs grimpent de 33,5 % mais leur volume total reste plus faible à 1,3 Mt. L’espoir d’un nouveau record sur l’ensemble de l’année s’amenuise, mais un quatrième trimestre record pourrait encore le rendre possible.

Jean-Louis Vandevoorde