Comme pressentie et annoncée le 7 novembre, Adina Vălean, de nationalité roumaine, a été confirmée en tant que commissaire européenne en charge des Transports dans l’équipe d’Ursula von der Leyen, la future présidente de la commission européenne pour cinq ans.

Elle devait être auditionnée le 14 novembre au Parlement européen. La candidature d'Adina Vălean, de nationalité roumaine, a été validée. Elle sera donc la commissaire européenne en charge des Transports. Pour rappel, c'était aussi une candidate roumaine – Rovana Plumb  – qui avait été promise au portefeuille des Transports, avant d’être écartée par le Parlement européen, avant même l'oral. La sociale-démocrate avait été écartée par les eurodéputés en raison de conflits d’intérêts présumés. Le Hongrois Laszlo Trocsanyi (PPE, droite) qui devait récupérer le Voisinage et l’Élargissement avait connu le même sort. Tout comme la future commissaire française, Sylvie Goulard, promise au portefeuille « marché intérieur, industrie, numérique, défense et espace » mais recalée pour des soupçons de conflits d'intérêts et son implication dans l'affaire des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen. 

The European Sea Ports Organisation (ECSA) a réagi très rapidement à la validation de cette candidature. « Grâce à sa longue expérience au Parlement, à sa connaissance approfondie du secteur des transports, ainsi qu'à sa connaissance du commerce mondial et de la numérisation, la vision d'Adina Vălean d'un transport durable, intelligent et équitable s'inscrit pleinement dans les 10 priorités de l'ECSA pour les cinq prochaines années. L'industrie européenne du transport maritime se réjouit à la perspective de travailler en étroite collaboration avec Mme Vălean pour atteindre ses objectifs ambitieux en matière de climat », a déclaré Martin Dorsman, secrétaire général de l'ECSA.

Rompue aux acarnes de Bruxelles

Adina Vălean a été présidente de la commission de l'Environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen de 2017 à 2019 et est présidente de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie de la législature actuelle. Elle a en outre participé à l'élaboration des politiques européennes en tant que députée européenne depuis 2007. Elle a été rapporteur sur la Connecting Europe Facility, un instrument de financement de l'UE visant à promouvoir la croissance, l'emploi et la compétitivité par des investissements ciblés dans les infrastructures. 

En raison de ces retards à l'allumage, le calendrier européen a pris du retard sur ce qui était initialement prévu. Le calendrier officiel faisait terminer les auditions le 17 octobre pour un vote sur l’ensemble de la Commission en plénière le 23 et une entrée en fonction le 1er novembre. Le Parlement européen doit désormais se prononcer le 27 novembre sur la future Commission européenne. Ursula von der Leyen est censée prendre ses fonctions le 1er décembre 2019 à la tête de l'exécutif européen.

Calendrier ?

La candidate roumaine n'était pas la seule à se présenter devant les eurodéputés le 14 novembre. Les commissaires français et hongrois l'ont été également. Le Français Thierry Breton, destiné au même « super-portefeuille » que Sylvie Goulard, était le plus controversé du point du vue de potentiels risques de conflits d’intérêts au regard de son CV de patron de grandes entreprises (Atos, Thomson, France Télécom). Il avait toutefois bien passé l'oral devant la commission des Affaires juridiques du Parlement européen, qui se tenait la veille le 13 novembre, mais dans un vote serré (12 voix contre 11). Toutefois, une majorité de députés européens a approuvé le lendemain sa candidature. 

Seul le Hongrois (portefeuille : Élargissement et Relations avec le voisinage) reste problématique à ce jour. Les eurodéputés ont réclamé à Oliver Varhelyi de répondre par écrit à des questions supplémentaires d'ici le 18 novembre à midi. Ils décideront ensuite le 21 novembre.

Le calendrier tel qu'il a été redessiné dépendra de son cas. Un nouveau rejet du candidat de la Hongrie entraverait l'entrée en fonction de la nouvelle équipe européenne. Sans parler de l'éventuel refus de la Grande-Bretagne de désigner un commissaire avant le Brexit...

A.D.