Les essais réalisés à ce jour ont donné satisfaction au commandant ainsi qu'à Bureau Veritas, et au centre de sécurité de la navigation.

 

Après d'ultimes essais à la mer programmés pour le lundi 13 mai, dans l'après-midi, le ferry Pont-Aven appareillera de Brest dans la soirée pour une reprise du service prévue pour le lendemain. Non sans conséquences sur la réorganisation des traversées.

Victime d'un incendie dans le compartiment bâbord de la salle des machines le 29 avril, le navire amiral de la compagnie Brittany Ferries, construit par les chantiers allemands Meyer Werft en 2004, se trouvait alors à 142 km dans le sud-ouest de la pointe de Penmarch. Le ferry, doté de quatre moteurs M.a.K, 12 cylindres en V, d'une puissance unitaire de 14.674 ch entraînant deux hélices, avait gagné Brest par ses propres moyens. L'incendie, provoqué par des bris de carter du moteur, ayant été rapidement circonscrit par l'équipage. L'avarie n'avait pas fait de victime. Les passagers débarqués à Brest ont été pris en charge par la compagnie, les uns poursuivant leur voyage vers l'Espagne, d'autres regagnant l'Angleterre. Pendant ce temps, le navire a fait l'objet de travaux mécaniques, électriques, de sécurisation et de nettoyage effectués par le chantier Damen Brest.

Prêt à repartir

Les essais déjà réalisés ont donné satisfaction au commandant ainsi qu'à Bureau Veritas, et au centre de sécurité de la navigation. Désormais, le Pont Aven est prêt à reprendre son exploitation dans de bonnes conditions de sécurité et conformément aux réglementations, avec 3 moteurs sur 4. Ceci aura pour conséquence de limiter sa vitesse d'exploitation à 20 nœuds au lieu de 24 (37 km/h au lieu de 44,5), avec à la clé, une adaptation du schéma d'exploitation. Le nombre de rotations entre l'Angleterre et l'Espagne sera maintenu mais les départs initialement prévus de Portsmouth se feront depuis Plymouth (traversées plus courtes).

Quant au moteur victime de l'avarie, il est irréparable et devra être changé en totalité. La société M.a.K., qui n'en dispose pas sur étagère, estime à 10 mois le temps nécessaire à la construction d'un nouveau moteur. Ensuite, le délai d'installation à bord serait de l'ordre de huit semaines. Le chantier qui pourrait effectuer cette installation n'est pas pour l'instant désigné, l'opération étant programmée pour début 2020.

Gérard Le Brigand