Si le trafic des ferries et autres navires de passagers a été gelé, aucune restriction n’a officiellement été imposée à la marine marchande. Cependant, des témoignages font état d’interdiction d’accoster à Huanggang. Le recul l’activité affecte, pour l’heure, le trafic fluvial mais c’est surtout la croisière qui a le plus à perdre.

En raison des week-end prolongés et des vacances en cours dans plusieurs pays d’Asie pour cause de Nouvel An Lunaire, les informations sont rares quant aux conséquences de la propagation du nouveau coronavirus sur le trafic maritime. Pour l’heure, les principales perturbations concernent bien entendu le port de Wuhan et ses voisins de Ezhou, Huanggang et Xianning, tous situés le long du fleuve Yangtze et qui ont un trafic conteneurs cumulé de plus de 1,56 MEVP.

Si le trafic des ferries et autres navires de passagers y a été gelé, aucune restriction n’a officiellement été imposée à la marine marchande. Cependant, des témoignages font état d’interdiction d’accoster à Huanggang, d’un recul de l’activité des barges sur le fleuve entraînant un ralentissement du chargement des navires et de la décontamination des conteneurs qui y sont embarqués.

Les assureurs prennent des dispositions

Autorités et assureurs, tel Oasis P&I, conseillent par ailleurs aux équipages de ne pas débarquer dans ces ports. La fermeture ou le ralentissement des usines de Wuhan et de la province du Hubei pourraient en outre affecter la chaîne logistique et légèrement affecter le trafic sur le Yangtze ainsi que le transbordement à Shanghai et Ningbo-Zhoushan. Tout comme le prolongement des vacances du Nouvel An du 30 janvier au 2 février, qui vient d’être décidé par Pékin, pour réduire les risques de propagation.

Dans les pays voisins, divers ports dont le n° 2 mondial Singapour et le sud-coréen Busan opèrent déjà des contrôles de température de toutes les personnes débarquant des navires mais cette mesure n’apporte guère de garanties car les chercheurs viennent d’établir que le coronavirus pouvait se transmettre avant que le porteur ne souffre de fièvre. Enfin, c’est surtout le segment des croisières qui a le plus à perdre si la situation perdurait car le gouvernement chinois a bel et bien interdit tout voyage de groupes de ses ressortissants jusqu’à nouvel ordre.

Thierry Joly (en Asie)