Rolls-Royce travaille avec le centre de recherche finlandais VTT pour "la mise en oeuvre commerciale d'un navire autonome d'ici la fin de la décennie".

 

S'il est encore difficile de dire à quel horizon, la navigation autonome est une certitude. Les démonstrations et les déploiements en conditions réelles se multiplient, même s'ils concernent encore de petits navires déployés sur de courtes distances, affirme une étude réalisée pour le compte de la Chambre internationale de la marine marchande sur les impacts des navires sans équipage sur le rôle des gens de mer.

Une étude réalisée par la Hamburg School of Business Administration (HSBA) pour le compte de la Chambre internationale de la marine marchande (ICS) sur les impacts des navires autonomes sur le rôle des gens de mer et de l'industrie maritime mondiale se veut rassurante pour les emplois de mer. C'est du moins l'une des conclusions qu'en tire la Chambre internationale pour assurer les marins et les officiers que leurs emplois ne sont pas en danger "au cours des deux prochaines décennies". Plus de 1,6 million de marins  servent à bord de navires marchands. Si les emplois ne sont pas menacés, le rôle du personnel à bord et à terre devra être redéfini tant sur le plan opérationnel que juridique, note Guy Platten, secrétaire général de l'ICS.

Condition d'acceptation par la population et les gens de mer, la navigation autonome ne pas être appréhendée par le prime budgétaire (la réduction des coûts) mais sous l'angle de l'amélioration des performances et d la sécurité des navires. "Cela aiderait à influencer les décisions prises par les législateurs et les régulateurs lorsqu'ils envisagent de créer et d'amender des réglementations qui régissent la mise en œuvre dans la navigation internationale en haute mer", suggère l'étude, qui comprend notamment une évaluation approfondie des risques et des opportunités de la numérisation dans les chaînes logistiques mondiales, ainsi que de l'automatisation des opérations maritimes.

Quoi qu'il en soit, le mouvement est inéluctable, assure l'étude. Le transport maritime autonome est une certitude et a largement dépassé le stade théorique. Les démonstrations et les déploiements en conditions réelles se multiplient, même s'ils concernent encore de petits navires déployés sur de courtes distances et s'il est encore difficile de dire à quel horizon des navires autonomes croiseront dans les océans. 
"Le projet de réglementation de l'OMI pour les navires de surface autonomes maritimes (MASS), d'une durée de deux ans, est maintenant bien avancée", soutient le secrétaire général de la Chambre internationale. "Il s'agit d'une tâche complexe, qui devrait avoir des répercussions dans plusieurs domaines relevant de la compétence de l'OMI. Il reste encore beaucoup à faire, notamment sur le plan réglementaire et pour répondre aux préoccupations concernant l'impact du MASS sur les gens de mer employés dans le monde". 

---A.D. ---