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Les partenaires de l’alliance 2M ont choisi le port saoudien comme hub sur la mer Rouge pour deux nouvelles lignes maritimes sur la route mondiale la plus fréquentée. En quatre ans, King Abdullah Port s’est hissé parmi les 100 premiers ports à conteneurs internationaux.

Les deux leaders mondiaux du transport maritime de conteneurs ont fait de King Abdullah Port une escale de deux nouvelles lignes sur l'une des plus importantes routes maritimes mondiales, entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique. La première, TP17 (Maersk)/Americas (MSC), relie l'Asie de l'Est (Chine et Singapour) à la côte orientale des États-Unis. La seconde AE15 (Maersk)/Tiger (MSC), qui est également l'une des plus rapides, part de l'Asie de l'Est (Corée du Sud, Chine et Singapour) pour atteindre les ports de Turquie et de Grèce, considérés comme les portes d’entrée sud-est de l'Europe.

Elles confirment la transformation du port saoudien en une plateforme d’importance sur les lignes Est/Ouest. Dans le dernier classement de Dynamar, qui repertorie les ports à conteneurs de plus d’un million d’EVP, le premier port de la région à être entièrement détenu, développé et exploité par le secteur privé a souffert, en 2019, des tensions sino-américaines ainsi que de la diminution des opérations de transbordement due aux ajustements dans les lignes maritimes. Accusant une baisse de 12 %, il a enregistré 2 MEVP en 2019. Mais en quatre ans, il s’est hissé parmi les 100 premiers ports mondiaux, à la 86e place. Entre 2017 et 2018, il est passé de 1,695 à 2,3 MEVP.

Premiers megamax

L’infrastructure, dont le tirant d’eau à 18 m en fait le port le plus profond de la mer Rouge, a accueilli en juin dernier ses premiers megamax de 23 756 EVP avec les MSC Gülsün, MSC Mia et MSC Sixin au cours de la même semaine, ainsi que le Maersk Havana.

Le port de la cité du roi Abdullah a bénéficié d’un programme d’investissements importants tant pour assurer sa productivité que sa connectivité maritime et connexion logistique à son hinterland, notamment un réseau d'autoroutes qui permet d'atteindre les principales villes comme Djeddah, Yanbu, La Mecque et Médine.

L’autorité portuaire revendique un délai moyen de rotation des navires de moins de 15 heures, une capacité de levage jusqu'à 65 t et la possibilité de traiter 25 rangées de conteneurs.

Une fois entièrement achevé, assurent ses promoteurs, le port saoudien sera en mesure de traiter annuellement 20 MEVP et 15 Mt de marchandises générales. Une vision ambitieuse. En 2019, il n’a traité que 2,98 Mt de general cargo, contre 689 000 t un an plus tôt. En outre, 85 cargos ont accosté dans le port en 2019 contre 57 en 2018.

A.D.