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L’Autorité portuaire de Valence (APV) a lancé l’appel d’offres pour la construction et l’exploitation du terminal de croisière. Celui-ci occupera une superficie de 100 000 m2 sur le site de l’ancien chantier Unión Naval de Valence. Parmi les critères inscrits dans le cahier des charges, des embranchements électrique à quai et des bâtiments conçus pour accueillir des panneaux solaires photovoltaïques.

À Valence, c’est donc un opérateur privé qui construira et exploitera le futur terminal de croisière. La durée de la concession est de 35 ans, mais l’autorité portuaire de Valence précise que celle-ci pourra être prolongée de 15 ans supplémentaires. L’appel d’offres a été lancé le 4 mars dernier, leur remise fixée au 17 avril prochain, mais, compte tenu de la situation actuelle, une prolongation n’est pas à exclure.

Le futur terminal disposera de quatre postes d’accostage et pourra accueillir les lignes régulières avec l’Algérie et les Baléares ainsi que le trafic ro-ro. Le projet est axé sur le développement durable. Le cahier des charges indique en effet que les candidats devront présenter, en plus de l’habituelle étude d’impact sur l’environnement, un « plan environnemental ambitieux ». Tous les postes d’accostage devront être équipés d’une connexion électrique pour les navires et les toits des bâtiments seront conçus afin de pouvoir accueillir des panneaux photovoltaïques. Les critères tels que la réduction des émissions de CO2, l’efficacité énergétique, l’utilisation de carburants alternatifs, etc. pourront permettre d’obtenir jusqu’à 20 points (sur 100 en tout).

Selon la législation portuaire espagnole, ce sont les ports qui réalisent les infrastructures de base et les concessionnaires privés la construction et l’équipement des terminaux. Le terminal croisière est très attendu à Valence en raison de la forte croissance des passagers (435 000 en 2019 contre 254 000 en 2010)… du moins jusqu’à l’apparition du coronavirus.

Daniel Solano