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Dans la plus grande discrétion, le porte-conteneur de 23 756 EVP a battu le record du plus grand navire jamais accueilli portes d'entrée californiennes de Los Angeles et de Long Beach. Le précédent était détenu par un autre mégamax du transporteur italo-suisse : le MSC Eloane de19 462 EVP en mars 2019.

Le megamax de MSC avait été initialement conçu pour la longue traversée entre Asie et Europe mais il a été récemment été redéployé sur le Pacifique en dépit de faibles volumes. Il aura le mérite d'évacuer des milliers de conteneurs vides échoués. Les annulations de traversées, causées par la pandémie mondiale, ont engendré des contraintes de stockage pour le repositionnement des conteneurs vers l'Asie.

Actuellement déployé sur le service TP6/Pearl de 2M, le MSC Mia a d'abord accosté au terminal Pier 400 de Los Angeles, puis à Long Beach, au terminal Pier T, exploité par le manutentionnaire Til, filiale du groupe MSC.

Le port de Long Beach a enregistré 19 annulations de départs au cours du premier trimestre 2020, ce qui a contribué à une baisse de 6,9 % de son trafic par rapport aux trois premiers mois de 2019.  Les exportations ont diminué de près de 11 % et les importations de 5 %.

Los Angeles, faible niveau depuis février 2009

Les volumes à Los Angeles sont également en baisse de 8,5 % par rapport à 2019. Avec 449 568 EVP traités en mars, soit 31 % de moins qu'à la même période l'année dernière. Il s’agit du plus faible niveau pour le port californien depuis février 2009, année de crise financière. Ces chiffres reflètent une baisse de 26 % des importations, de 24 % des exportations et de 45 % des volumes traités. 

Les deux ports californiens ont marqué le pas en mars, cumlant les perturbations liées au coronavirus et les effets persistants de la guerre commerciale transpacifique. « Nous avons subi deux chocs importants », considère Gene Seroka, directeur exécutif du port de Los Angeles. « Avec les chargeurs qui réduisent leurs commandes, les volumes sont faibles même si les usines en Chine ont repris le travail. Il y aura des mois incertains à venir dans la chaîne d'approvisionnement mondiale. »

La rédaction