Le Bougainville lors des essais en mer ©PONANT-Philip Plisson

 

 

La compagnie spécialisée dans les croisières d'expédition (polaire et tropicale) vient d'accueillir dans sa flotte Le Bougainville conformément au planning de livraison.

Il s'agit du 3e yacht de sa gamme Explorers, Le Lapérouse et Le Champlain ayant été livrés l'an dernier, tandis que Le Dumont d’Urville est attendu en juin. Deux autres suivront en 2020 (Le Bellot et Le Jacques cartier) ce qui portera alors la flotte à 12 navires d’ici 2021. Le nouveau-né de la compagnie, créée avec une dizaine d’officiers de la marine marchande, est sorti des cales du norvégien Vard, filiale de Fincantieri, chantier de prédilection de Ponant et a quitté Sovik le 8 avril pour rejoindre l’Espagne et le port d’embarquement de sa première croisière à Malaga. Il sera inauguré le 4 juin.

Selon Hervé Bellaïche, directeur général adjoint de Ponant (cf. notre entretien dans JMM Mag 5094), l’arrivée des deux premiers Explorers « a permis de proposer 230 croisières en 2018, et nous permettra d’en offrir 340 en 2019 et 430 en 2020. Au total, nous visons 60 000 passagers à cette échéance pour 370 M€ de chiffre d’affaires ».

De trois à 12 navires 

Debut 2013, la société marseillaise créée 1988, dont la philosophie est de proposer des séjours dans des bateaux intimistes (92 cabines) avec un service « à la française » et des prestations de luxe (balcons, terrasses privées, services 5*…), comptait trois navires en 2013. L’armement battant pavillon bleu blanc rouge disposera d’une flotte de 12 navires dans les deux ans.

Adhérent de la Charte bleue d’Armateurs de France, membre de l’Association internationale des tours opérateurs en Antarctique (IAATO) et de l’Association des opérateurs en croisière expédition en Arctique (AECO) pour contribuer à y promouvoir un « tourisme organisé, raisonné et raisonnable », Ponant revendique tous les brevets de la vertu environnementale. Tous ses navires sont « clean ship » (recyclage, traitement des déchets et des eaux usées, réduction d’émissions de gaz, politique d’achats durables, éclairage LED, etc.) et depuis janvier, un an avant la mise en œuvre du plafond de soufre, 100 % de sa flotte carbure au LS MGO (Low Sulphur Marine Gaz Oil), un combustible à 0,1% maximum de soufre.En 2021, l’armateur marseillais devrait réceptionner son brise-glace hybride électrique, avec la plus grande autonomie possible à ce jour sur batteries électriques, et consommant exclusivement du GNL. Le Commandant Charcot est en cours de construction, également chez le norvégien Vard.

A.D