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[Édito] Sic transit virus mundi

L’ennui avec les ennuis, c’est leur viralité. Ces oiseaux migrateurs voyagent rarement seuls. Les snipers agissent en bandes organisées. Ils s’amoncellent comme le limon dans les dépôts alluviaux. Rompus à composer avec les curieux mouvements pendulaires de la navigation, le transport maritime vient de se prendre une vague scélérate, un mur d’eau dont la longueur d’onde est encore difficilement perceptible. Il sortait, à peine indemne, d’une année en « tohu-chahut ».

Passe encore le protectionnisme qui a trouvé un nouvel emploi dans les convictions politiques de chefs d’État arrivés au pouvoir ces dernières années. Passe encore le sens peu commerçant des deux premières puissances économiques de la planète qui, réarmant l’échange commercial punitif, ont reconfiguré les chaînes d’approvisionnement et restructuré des routes maritimes établies.

Passe encore les foucades d’un président apprenti-sorcier qui, en sabordant sur la scène internationale le pays des Mollahs, a rallumé les gardiens de la révolution islamique et fait d’Ormuz un détroit inhospitalier où les mines s’accrochent aux coques et les navires marchands transitent sous escorte de frégates. Passe encore les envies d’indépendance d’un enfant gâté à l’égard de la mère-patrie européenne, qui a placé sous séquestre un pan de l’économie portuaire et hypothéqué la dynamique du ferry et du roulier. Passe encore les feux de joie organisés dans les grands ports maritimes français, qui ont fait mettre un genou à terre à l’économie hexagonale.

Voilà qu’une pneumonie virale met au chômage technique un géant planétaire, premier importateur mondial de matières premières et destinataire des exportations d’une trentaine de pays, et fait chavirer une production mondiale sous amphétamines. Une opportunité trop tentante que d’aucuns saisissent pour hisser les drapeaux indignés quant à l’influence acquise par le pays de Xi Jinping. Ce dont s’émeut aussi le transport maritime. Mais sans doute pas pour des questions de souveraineté économique. Le potentiel cran d’arrêt mis à l’une des routes maritimes les plus fréquentées doit les affoler davantage.

Adeline Descamps

 

Covid-19 : Les ports chinois pourraient y laisser 6 MEVP sur le premier trimestre

Si les compagnies maritimes continuent d’assurer les services, elles ont multiplié depuis janvier les annulations de départs et d’escales. Ces aménagements devraient coûter quelques millions de conteneurs aux ports chinois, qui réagissent en réduisant ou supprimant les droits de port.
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Covid-19 : La délicate situation du reefer

La mise sous cloche de l’activité économique chinoise et la reprise lente des personnels dans les ports ne sont pas sans poser quelques problèmes techniques pour le déchargement de la marchandise. Fret sensible par excellence, le transport conteneurisé sous froid est particulièrement impacté. Non sans répercussions financières et juridiques.
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Covid-19 : Le pétrole plombé par une maladie sans remède

Avec la mise à l’arrêt de ses industries, la Chine, qui absorbe près de 14 % de la production mondiale de pétrole, a coupé net ses flux. Les VLCC, dont les taux de fret avaient été temporairement ragaillardis par les sanctions américaines , retrouvent leurs vraies couleurs : un noir « smokey ». Mais le marché est plastique...
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Covid-19 : Le coup de grâce pour le vrac sec

Le coup de frein porté à l’activité industrielle chinoise affecte directement le transport de matières premières, à commencer par le charbon et le minerai de fer en provenance du Brésil ou d’Australie, dont sont gourmandes les centrales électriques et aciéries chinoises. Le BDI touche son plus bas niveau.
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Covid-19 : Le conteneur malmené

Le forfait déclaré de « l’usine du monde » pèse lourdement sur le marché du transport maritime de conteneurs. Les suppressions d’escales ou annulations de départs se multiplient. Les chargeurs doivent s’attendre à une flambée des prix. Les incertitudes alimentent les inquiétudes.
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Covid-19 : Le fret en situation de « force majeure » généralisée

L’économie chinoise en quarantaine, la production mondiale doit gérer la mise en apnée. Le premier importateur mondial de matières premières, destinataire des exportations pour une trentaine de pays voire l’unique exportateur pour certains secteurs industriels donne du fil à retordre à la supply chain et au transport maritime, qui réagit différemment selon les segments.
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Coronavirus : Les paquebots interdits à Taïwan

Effrayées par la multiplication des cas de coronavirus à bord du Diamond Princess , le paquebot en quarantaine au large de Yokohama, les autorités sanitaires taïwanaises ont décidé d’interdire à compter du 7 février, toutes escales de...
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Coronavirus : Choc sur la demande de pétrole

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie pourraient envisager d’accentuer leurs baisses de production pour tenter de stopper la chute des cours provoquée par les inquiétudes liées à l'épidémie du nouveau...
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Coronavirus : La supply chain déploie des mesures tous azimuts

Les conteneurs s’accumulent en Corée. Les ports chinois renoncent à leurs frais de stockage. Les transporteurs maritimes déploient des mesures sanitaires. Les prix spot du GNL en Asie atteignent des niveaux records. La croisière fait l’objet du nouvelle opération de confinement. Les ports mettent en oeuvre des restrictions…
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Coronavirus : Le transport maritime se met en alerte

Quand le géant économique de la planète va-t-il reprendre le travail ? C’est la question qui hante actuellement les industriels et les transporteurs maritimes. L’économie mise au chômage en Chine, afin d’éviter toute propagation du virus, produit ses premiers effets indésirables. Les chantiers navals prennent du retard à un moment de sur-sollicitation. Les transporteurs du vrac, fortement tributaires de la vigueur des importations chinoises, s’inquiètent du ralentissement généralisé de la production industrielle.
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Le coronavirus pourrait impacter la demande de pétrole

En partant de l'épidémie du Sras en 2003, le courtier Poten & Partners ont modélisé les impacts probables du coronavirus détecté à Wuhan sur la demande de pétrole de la Chine. Le coronavirus a fait 56 morts et 2 000 personnes ont...
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Covid-19 : Hambourg et Rotterdam, les plus exposés en Europe

Theo Notteboom, professeur en économie et gestion portuaire et maritime à l’Université de Shanghai, a analysé plusieurs scénarios pour évaluer le degré de vulnérabilité des ports européens face à la baisse des flux de/vers la Chine.
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Covid-19 : Les contrats de construction navale également affectés

Le cabinet d'avocats international Clyde & Co, basé à Londres, a publié un avis juridique sur la manière dont la propagation de Covid-19 pourrait affecter les contrats de construction navale, tant pour les chantiers que pour les acheteurs.
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Covid-19 : Les armateurs chinois demandent une suspension de l'IMO2020

Selon le média Splash , dans un courrier adressé au Conseil des affaires de l’État, la China Shipowners Association (CSA), l’association des armateurs chinois, aurait demandé, compte tenu des circonstances, la suspension de l’application de la réglementation de l’OMI sur la teneur en soufre des carburants marins IMO 2020 dans les eaux territoriales.
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Covid-19 : Les ports belges amputés d'une quarantaine d'escales

En 2019, le trafic entre la Chine et Anvers avait enregistré une croissance de 16 %. Le Covid-19 vient saper cette dynamique. Les alliances ont réduit leurs capacités pour s’adapter au repli des volumes. Les ports belges perdent des escales.
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Covid 19 : La Corée du Sud dégage des fonds pour soutenir le secteur

Voisin immédiat et grand partenaire commercial de la Chine, la Corée du Sud est économiquement très affectée par le Covid 19. Le secteur maritime et portuaire en est fragilisé. Dans ce contexte difficile, le gouvernement coréen a débloqué deux enveloppes de 50,4 M$ et 75,6 M$