Le pétrolier iranien, dont le moindre mouvement est scruté, se dirigerait vers le Liban, selon un ministre turc.

Adrian Darya 1, ex-Grace 1, autorisé il y a deux semaines à reprendre sa route après avoir été retenu quelques semaines par les autorités de Gibraltar pour suspicion de livraison de brut en Syrie, où le régime de Bachar Al-Assad, soutenu par Téhéran, fait aussi l'objet de sanctions économiques par l'UE, se dirige vers le Liban, a affirmé vendredi 30 août le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu.

La destination supposé du navire, actuellement le plus tracé au monde, était en effet un port turc, Mersin fut évoqué dans un premier temps, puis Iskenderun, dans le sud du pays. Les autorités de Beyrouth ont démenti ensuite les propos tenus par Mevlut Cavusoglu. « Il n'y a aucune demande d'entrée au Liban » a assuré la ministre de l'Énergie Nada Boustani sur les réseaux sociaux, ajoutant que son ministère n'achète pas de brut car il faudrait pour cela que son pays « ne possède pas de raffinerie »

 Le flou persiste donc toujours quant à sa destination finale tandis que l'Iran a affirmé en début de semaine avoir vendu le pétrole à bord de l'Adrian Darya 1 sans dévoiler l'identité de l'acheteur. Vendredi vers 14h00 GMT, d'après le site internet de suivi MarineTraffic, l'Adrian Darya se trouvait à l'Ouest de Chypre

Selon le site de suivi des transports pétrolier, TankerTrackers, les destinations affichées par le tanker iranien ne sont pas fiables et reprenant une hypothèse qui a circulé : le transfert de ses 2,1 Mt de pétrole sur des navires plus petits.

La rédaction