Selon l'AIE, le gaz naturel est promis à un bel avenir dans le transport maritime

Dans sa dernière publication World Energy Outlook 2019, l'Agence Internationale de l’Énergie indique que la demande en gaz naturel du transport maritime progressera de manière significative dans les prochaines années, sous l'effet des nouvelles normes quant aux rejets de souffre et autres gaz à effet de serre, qui poussent les compagnies à chercher d’autres carburants alternatifs au fuel lourd.

Avec 130 navires bateaux alimentés au GNL actuellement en commande (soit un doublement de la flotte), dont les deux tiers basés dans les ports européens, la consommation en gaz naturel, utilisé comme carburant par les navires, devrait être multipliée par cinquante d’ici 2040, et par cent d’ici 2050. Actuellement ce sont moins d’un milliard de m³ / an (777 000 t / an)  qui sont utilisés alors que les estimations de l'AIE, appuyées sur les seules politiques et réglementations déjà mises en œuvre ou annoncées, tablent sur un besoin de près de cinquante milliards de m³ / an d’ici 2040.

La croissance du GNL reste conditionnée, indiquent les auteurs de la publication au développe rapide des capacités de soutage de GNL marin, citant en exemple Titan, avec sa barge de soute de GNL, FlexFueler 001, mis en service en mai de cette année tandis qu'un sistership FlexFueler 002, actuellement en construction, devrait être mis à l'eau en 2020.