Le géant américain du gaz naturel Anadarko a déclaré qu'il allait investir 25 Md$ (22 €) dans l'exploitation de gisements offshore de gaz dans le nord du Mozambique, qui figurerait selon les autorités du pays parmi les « dix pays au monde possédant les plus importantes réserves de gaz », mais en proie à une insurrection islamiste, qui a déjà fait au moins 200 morts depuis fin 2017.

L'infrastructure doit contribuer à faire de ce pays du sud-est de l'Afrique l'un des plus grands producteurs et exportateurs de GNL au monde. Dix ans après la découverte de réserves gigantesques de gaz au large de la province du Cabo Delgado (nord) remonte à plus de 10 ans. 

Dans le cadre de ce méga projet, une usine de liquéfaction sera construite à une quarantaine de kilomètres des puits offshore, à Palma (nord). Sa capacité de production annuelle devrait être, à partir de 2024, de 12 Mt. Le gouvernement de ce pays, parmi les plus pauvres d'Afrique, espère tirer, à partir des années 2030, des revenus de l'ordre de 3 Md$ par an. Outre celles accordées à l'entreprise américaine Anadarko, des concessions ont également été attribuées dans la région à l'italien ENI, au chinois CNPC et au portugais Galp.

Début mai, le groupe français Total a annoncé un accord avec Occidental Petroleum en vue de racheter pour 8,8 Md$ (7,8 Md€) les actifs d'Anadarko en Algérie, au Ghana, au Mozambique et en Afrique du Sud. Cette opération est encore soumise à la finalisation du rachat d'Anadarko par Occidental Petroleum.

1 Md$ pour TechnipFMC

Le groupe de services à l'industrie pétrolière TechnipFMC a par ailleurs annoncé ce jour avoir remporté plusieurs contrats portant sur le développement des gisements gaziers de Golfinho/Atum au Mozambique auprès de la compagnie pétrolière amériicaine Anadarko Petroleum, dont un d'une valeur d'un milliard de dollars, pour l'ingénierie, la fourniture des équipements, la construction et l'installation (EPCI) des systèmes sous-marins. Le groupe réalisera la campagne d'installation en mer en consortium avec son partenaire Van Oord. 

La rédaction