Selon les médias russes, les autorités russes de la concurrence (FAS) aurait soumis au comité gouvernemental des investissements étrangers - créant confusion et incertitude - à la participation (10 %) du français Total à la nouvelle usine géante de GNL du groupe russe Novatek dans l'Arctique, le projet Arctic 2, situé sur la péninsule de Gydan, dans le Nord de la Sibérie.

La loi russe exige l'approbation du service fédéral antimonopole si un investisseur étranger veut entrer dans un projet russe à hauteur de 25 % ou plus dans un domaine considéré d'importance nationale. Or, Total détient également 19,4% de Novatek, ce qui lui donnerait à Total un contrôle indirect supérieur à 25 % dans Arctic LNG 2.

Situé sur la péninsule de Gydan dans le Nord de la Sibérie, le projet Arctic LNG 2 disposera d’une capacité de production de 19,8 Mt/an, soit 535 000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j) et devrait entrer en production à partir de 2022- 2023. Il nécessitera un investissement de 25,5 Md$ (22,4 Md€). La décision finale d’investissement devrait être précisée en 2019.

Arctic LNG 2 sera le deuxième site de production de Novatek après Yamal LNG, projet détenu à 50,1 % par le groupe russe, à 20 % chacun par Total et la compagnie pétrolière chinoise CNPC, et à 9,9 % par le fonds souverain chinois Silk Road Fund. Le groupe pétrolier français a annoncé mi-décembre le début des exportations de GNL du troisième train de liquéfaction. L’usine de GNL fonctionne désormais à pleine capacité, soit 16,5 Mt/an, moins d’un an après la première livraison de GNL en décembre 2017. Pour ce projet, 15 méthaniers brise-glaces de 173 000 m3 avaient été commandés.

La rédaction