Novatek a bouclé le financement de son deuxième mégaprojet gazier dans le Grand nord russe.

Finalisant le financement d'Artic LNG 2, – 21,3 Md$ – le géant du gaz russe après Gazprom, Novatek a lancé officiellement son second projet gazier* dans l'Articque, visant à construire une nouvelle usine de liquéfaction de gaz naturel, sur la péninsule de Gydan, composée de trois trains de production, qui seront lancés respectivement en 2023, 2024 et 2026. Artic LNG 2 associe Novatek (à hauteur de 60 %), le français Total (10 %), les chinois CNOOC (10 %) et CNPC (10 %), et le consortium japonais Mitsui-Jogmec (10 %). Avec les 19,4 % du capital de Novatek, la participation économique totale dans Arctic LNG 2 du groupe pétrolier français s'élève en réalité à 21,6 %.

Il est prévu qu'Arctic LNG 2 atteigne une capacité de production de 19,8 Mt/an, soit 535 000 barils équivalent pétrole par jour. Alors que les contrats de Yamal LNG avaient été accordés à 46 % à l'Europe et à 54 % à l'Asie, ceux d'Arctic LNG 2 pourraient être destinés jusqu'à 80 % à des clients asiatiques.

Comme pour le premier projet Yamal LNG, une flotte de méthaniers brise-glaces assurera le transport, utilisant la route du Nord, rendue plus accessible par la fonte des glaces provoquée par le réchauffement climatique. Les livraisons vers l'Europe utilisent un terminal près de Mourmansk, tandis que celles vers l'Asie transitent par un terminal de transbordement au Kamchatka (Extrême-Orient). 

La rédaction

*Le premier Yamal LNG associe Novatek, CNPC et Total, dont la production a démarré fin 2017.