Le vraquier supramax Bonita, construit en 2014 et appartenant au propriétaire norvégien JJ Ugland, a été abordé par des pirates le 2 novembre au large de Cotonou, au Bénin.

Neuf Neuf membres d'équipage, dont le capitaine, ont été enlevés, ont été enlevés en rade du port de Cotonou, la capitale économique du Bénin, le 2 novembre 2019 par des pirates présumés, ont annoncé les autorités portuaires le lendemain dans un communiqué. 

L'incident s'est produit alors que le navire était à l'ancre et attendait un poste d'amarrage pour décharger une cargaison de gypse, selon la compagnie. Il s'agirait du deuxième enlèvement dans les 48 heures dans le Golfe de Guinée. Quatre membres d'équipage (un ressortissant grec, un Géorgien et deux Philippins), marins sur un pétrolier aframax battant pavillon grec, auraient été emmenés par des pirates alors qu'elle était au mouillage. 

Le Golfe de Guinée est l'une des régions les plus dangereuses pour la navigation, pourtant voie de transport maritime international essentielle. Un récent rapport publié en juillet par le Bureau maritime international (BMI) indiquait que 73 % de tous les enlèvements en mer ont eu lieu dans le golfe de Guinée au cours du premier semestre de cette année. 

En janvier, six membres d'équipage du MSC Mandy ont été enlevés par des pirates au large du Bénin et en février, le tanker anglo-oriental Marine Express a également fait l'objet d'un assaut dans cette région, qui abrite les deux principaux pays producteurs d'or noir d'Afrique subsaharienne, le Nigeria et l'Angola. La piraterie dans le Golfe aurait déjà coûté des milliards de dollars à l'économie mondiale.

La rédaction