Par un communiqué indiquant que le Conseil d'administration, réuni ce 19 juin, souhaitait se donner du temps pour examiner deux offres de restructuration financière, l'on apprend donc qu'il y a une deuxième offre. Seule la première, émanant des créanciers, était connue.

Le conseil d’administration de Bourbon « a examiné ce jour les deux propositions toujours valables au regard des intérêts du groupe, de ses employés, de ses partenaires et de ses actionnaires », indique le communiqué. Outre l'offre, rendue publique déjà juin, émanant d’un pool d'entreprises et d'institutions françaises (BNP Paribas, Crédit Mutuel Alliance Fédérale, Natixis et Société Générale) chinoises et internationales, qui totalisent ensemble 75 % de la dette du groupe. L'offre prévoit un apport de liquidités à hauteur de 120 M€, ainsi qu'une conversion en capital de plus de 1,4 Md€ de dette sur les 2,7 milliards de dette totale. À l'issue de cette restructuration, les créanciers et loueurs disposeraient alors de 93 % du capital. Cette offre est valable jusqu’au 27 juin 2019.

La seconde offre que les administrateurs du groupe de services maritimes pour l'industrie pétrolière, en difficultés depuis quelques temps, ont étudiée est portée par l’actionnaire principal, Jacques de Chateauvieux, et ses partenaires financiers. Elle propose un apport de liquidités sous forme de dette de 80 M€ et un prêt de 164 M€ permettant de désintéresser les créanciers qui le souhaiteraient. Elle prévoit un remboursement des créances sur la base du cash-flow disponible généré par chaque navire mais n'envisage pas de dilution de l’actionnariat à l’issue de la restructuration.

Poursuite des négociations

« À ce stade, le conseil d’administration ne peut pas encore se prononcer en faveur d’une de ces propositions dans la mesure où ces dernières sont toujours assorties d’un certain nombre de conditions, notamment liées à l’accord de toutes les parties. Son objectif premier demeure la garantie d’un niveau de dette soutenable, l’obtention de new money pour soutenir le développement du groupe ainsi qu’un actionnariat pérenne », conclue le communiqué. La direction générale de Bourbon est donc invitée à poursuivre les négociations voire d’en étendre la validité en vue d’obtenir des conditions définitives, qui seront alors réexaminées par le conseil dans les meilleurs délais, ajoute le communiqué.

 

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