Après les coalitions « généralistes » en faveur des énergies alternatives, voici les alliances spécialisées. CMA CGM, Nippon Yusen Kaisha (NYK), le port de Rotterdam et TechnipFMC sont parmi les dernières entreprises à avoir adhéré à l'Hydrogen Council, une association mondiale qui se donne pour raison d’être la transition énergétique mondiale grâce à l'hydrogène.

Crée en 2017 à l’initiative des PDG de grands groupes mondiaux, l'Hydrogen Council est passé en trois ans de 13 sociétés fondatrices à 92 membres. L’instance, qui vise à accélérer le déploiement des solutions hydrogène dans le monde en construisant un modèle économique autour de l’hydrogène, a annoncé le 27 juillet l’adhésion de 11 nouvelles entreprises « au moment charnière » de la reprise économique après la pandémie et des annonces gouvernementales concernant des investissements massifs en faveur de l'hydrogène (UE, Allemagne et Corée). « Ces arrivées témoignent de l'engagement de l'industrie à tirer parti des solutions à base d'hydrogène pour construire une économie plus propre et plus résistante après la crise », indique dans le communiqué l’organisation coprésidée par Takeshi Uchiyamada, président du conseil d'administration de Toyota Motor Corp. et Benoît Potier, président-directeur général d'Air Liquide.

« Cette crise va définir notre production et notre consommation d'énergie pendant au moins une génération. Les entreprises qui rejoignent notre groupe aujourd'hui reconnaissent qu'il s'agit d'une période critique pour accélérer l'innovation en matière d'énergie propre afin d'atteindre nos objectifs climatiques et reconnaissent que l'hydrogène peut jouer un rôle primordial dans ce domaine », commente Benoît Potier, PDG d'Air Liquide.

L'Europe lance son plan pour de l'hydrogène « propre »

Parmi les nouveaux adhérents, deux avec le statut de « membres directeurs » – CMA CGM et Microsoft  –, sept dits de « soutien » : Baker Hughes, Clariant, MAHLE, NYK Line, Port de Rotterdam, TechnipFMC et Umicore et deux – Mubadala Investment Company et Providence Asset Group – qui rejoignent le groupe des investisseurs créé en janvier dernier pour faciliter l'investissement dans des projets à grande échelle.

« Ce groupe reflète le large éventail d'intérêts géographiques et sectoriels dans le domaine de l'hydrogène avec des entreprises ayant leur siège en Europe, en Asie, en Australie, aux États-Unis et aux Émirats arabes unis et relevant de secteurs tels que la chimie (Clariant), l'automobile (MAHLE), la technologie de l'énergie et des matériaux (Baker Hughes, TechnipFMC, Umicore), le transport maritime (CMA CGM, NYK Line), les ports (Port de Rotterdam) et le numérique (Microsoft) ». 

Mobilisation générale autour de l'hydrogène

« À l'avenir, NYK ne se contentera pas de transporter de l'hydrogène, mais s'efforcera également de développer des technologies permettant d'utiliser l'hydrogène comme carburant marin. Nous saisirons les opportunités commerciales liées à l'hydrogène, que l’on dit être l'énergie propre ultime, et nous nous impliquerons dans toute la chaîne d'approvisionnement », a déclaré NYK dans un communiqué.

La rédaction

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