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Les deux plus grands chantiers navals du Japon ont conclu il y a quelques jours un accord d’alliance prévoyant que le premier devienne actionnaire du second via l’émission de nouvelles actions. Or, les numéros 1 et 2 de la construction navale japonaise viennent d’annoncer qu’ils reportaient leur projet. 

L’alliance entre le leader de la construction navale japonaise Imanbari, entreprise familiale propriétaire de neuf chantiers, et Japan Marine United ( JMU), groupe naval coté en bourse issu d’un regroupement entre deux autres entités (Universal shipbuilding et IHI Marine), doit faire émerger un géant à la tête de quinze chantiers exclusivement implantés au Japon avec une capacité de 6,9 millions d’UMS par an.

Or le mariage attendra encore quelques mois en raison de la longueur des procédures juridiques, en partie liées à la pandémie de coronavirus, signalent les promoteurs. L’alliance des deux chantiers doit être soumise à l’approbation des autorités de la concurrence japonaise et étrangères. Le lancement de la nouvelle entité a été de ce fait reporté au 1er novembre.

Le Japon veut fusionner 15 chantiers navals

Retards dans les fusions 

La fusion entre les deux géants sud-coréens de la construction navale s’étale également, bloquée par les autorités de régulation, mais moins pour des raisons de calendrier. Le projet de Hyundai Heavy Industries (HHI) et de Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering (DSME) fait l'objet d'une enquête approfondie par les autorités antitrust européennes depuis décembre. La Commission européenne craint que ce rachat ne gonfle les prix et ne limite la concurrence.

Selon Reuters, HHI serait actuellement en pourparlers avec les autorités européennes de la concurrence. Le leader coréen de la construction navale pourrait faire des concessions afin d’obtenir leur feu vert pour le rachat de Daewoo pour 8 Md$ (6,8 Md€).

En Chine, les deux groupes de construction navale gérés par l'État – CSIC et  CSSC – ont été fusionnés. Une opération effective le 26 novembre. Ainsi sont en train d’émerger en Asie du sud-est des groupes puissants dans la construction navale.

La rédaction

Fusion entre géants de la construction navale chinoise