L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie pourraient envisager d’accentuer leurs baisses de production pour tenter de stopper la chute des cours provoquée par les inquiétudes liées à l'épidémie du nouveau coronavirus.

Le comité technique de l'Opep et ses partenaires se sont réunis à Vienne pour une séance « extraordinaire (...) consacrée à l'épidémie de coronavirus en Chine et à son impact potentiel sur le marché mondial du pétrole », a indiqué l'organisation sur les réseaux sociaux. L'ambassadeur chinois auprès des organisations internationales à Vienne y était invité pour dresser un état des lieux de l’épidémie, qui fait craindre des conséquences sur la croissance et la demande de pétrole.

Les cours de l'or noir ont plongé d'environ 20 % en moins d'un mois, atteignant le 3 février leur niveau le plus bas depuis janvier 2019. Une nouvelle réduction de la production pourrait être annoncée lors d’une réunion ministérielle, prévue les 5 et 6 mars, mais qui pourrait être avancée en fonction de l'évolution du nouveau coronavirus.

La Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, et l'Arabie Saoudite, premier exportateur, poids lourds de l'alliance dite Opep+ qui regroupe les treize membres de l'Opep et dix autres puissances pétrolières, sont liés depuis fin 2016 par un accord de limitation de leur production destiné à soutenir les cours du brut face à une offre très abondante. Ils avaient encore approfondi leurs baisses de production à l'issue de leur dernière rencontre en décembre. 

L'épidémie pourrait créer un choc  sur la demande de pétrole : La consommation de pétrole de la Chine, premier importateur et deuxième consommateur de brut au monde, a un impact déterminant sur les cours. La réduction des vols internes et de certains vols internationaux a déjà des conséquences sur la demande de carburant pour l'aviation.

La rédaction