L'allemand TUI AG a annoncé vendredi qu'il allait verser son activité de croisières de luxe Hapag-Lloyd Cruises à TUI Cruises, coentreprise avec l’Américaine Royal Caribbean, dans le cadre d'une opération valorisée à quelque 1,2 Md€.

L’opération, signée à Hambourg le 7 février, devrait être bouclée dans le courant de cet été et a été estimée à 700 M€. La fusion de TUI Cruises et de Hapag-Lloyd Cruises dans l'entreprise commune créée en 2008 vise à créer une compagnie de croisière européenne de premier plan, est-il justifié. Plus précisément, TUI Cruises continuera à desservir le marché germanophone et Hapag-Lloyd Cruises à asseoir sa présence exclusive dans le segment des navires de luxe et d'expédition.

« L'intégration de Hapag-Lloyd Cruises dans la coentreprise permettra à TUI de participer à la croissance de l'industrie mondiale des croisières avec un faible niveau de dépenses d'investissement » a déclaré TUI dans un communiqué. Le groupe TUI a ajouté qu'il utiliserait le produit de la transaction pour renforcer le bilan du groupe et pour assurer sa transition numérique. « L'identité, le service, la qualité et l'expérience client des navires resteront aussi personnalisés et uniques qu'ils le sont aujourd'hui. Cela créera des avantages significatifs pour le groupe, pour notre expansion et pour nos investissements », a déclaré Fritz Joussen, le PDG de TUI.

La flotte de Hapag-Lloyd Cruises se compose actuellement de deux paquebots de luxe et trois navires d'expédition, dans l’attente d’une nouvelle livraison attendue en 2021 pour remplacer le MS Bremen.

« TUI et Royal Caribbean Cruises ont développé la société en joint-venture sur la base d'un partenariat solide au cours des dix dernières années. La décision d'expansion est la prochaine grande étape de notre croissance, d'un point de vue stratégique et commercial », a conclu Fritz Joussen.

L'annonce du groupe de tourisme, qui a perdu près de la moitié de sa valeur au cours des deux années écoulées, n’a pas pour autant fait frémir le cours de son action à la Bourse de Londres.

La rédaction