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Les exportations australiennes de marchandises en vrac sec par capesize sont plus que jamais en faveur de la Chine. Au cours des huit premiers mois de 2019, sept vraquiers sur dix quittaient l’Australie pour regagner la deuxième puissance économique mondiale, gourmande en matières premières.

3 016 voyages effectués par 940 capesize. C’est ce qu’ont généré les exportations australiennes vers la Chine au cours des huit premiers mois de 2020. Au total, 899 voyages ont été effectués à destination d'autres pays, dont 636 vers la Corée du Sud et le Japon, selon VesselsValue.

Les exportations australiennes de marchandises en vrac sec utilisant des capesize sont plus que jamais en faveur de la Chine, puisque huit départs sur dix lui ont été destinés. Au cours des huit premiers mois de 2019, le ratio était de sept sur dix. 

« L'augmentation de 38,7 Mt de ses importations en provenance d'Australie et de plus de 200 voyages de janvier à août est remarquable, même pour la Chine. Principalement parce que toutes les autres destinations ont vu leurs échanges commerciaux diminuer de 37,3 Mt, le virus ayant frappé de plein fouet la demande mondiale », fait observer le BIMCO, auteur de l’analyse. Les tensions commerciales croissantes entre l'Australie et la Chine ne semblent donc pas avoir affecté le transport maritime de capesize de manière significative jusqu'à présent, insiste Peter Sand, analyste en chef du transport maritime de BIMCO.

Pertes en tonnes-milles

27 % du marché total du capesize au cours du premier semestre 2020 dépendaient des exportations australiennes, mesurées en tonnes-milles. Cela représente une hausse par rapport aux 24,5 % du premier semestre 2019. « Alors que le volume total des cargaisons et le nombre de voyages sont restés pratiquement inchangés, le total des tonnes-milles a diminué de 1,7 %. Parmi les destinations d'exportation de taille moyenne, l'Inde et les Pays-Bas se distinguent comme des destinations lointaines où les importations ont chuté respectivement de 22 % et 29 %. »

Une telle évolution entraîne une congestion des ports de déchargement, « ce qui compense quelque peu les distances de navigation perdues », ajoute Peter Sand.

La rédaction