L'organisation caritative britannique Human Rights at Sea, en partenariat avec l'Université de Bristol, a passé en revue le Panama, le Danemark et Taïwan dans le cadre d'un projet de recherche visant notamment à analyser la façon dont les États du pavillon s'acquittent de leurs obligations internationales en matière de droits de l'homme à l'égard des personnes se trouvant à bord de navires immatriculés sous leur pavillon.

« Par rapport au Danemark et au Panama, l'absence de ratification par Taïwan des principales conventions des Nations unies, des conventions maritimes et du travail représente une lacune significative dans la protection des droits de l'homme en mer. Toutefois, ni le Danemark ni le Panama ne sont irréprochables, ont encore des domaines à améliorer car ils présentent tous deux des manquements au respect de certains conventions ». Quant au suivi et contrôle du respect des conventions, les mécanismes ne sont pas toujours suffisamment mis en œuvre, ajoute le rapport

Trois principales recommandations

Au vu des résultats de leur étude, ses auteurs demandent la ratification par les États du pavillon de principaux traités de l'ONU sur les droits de la personne, les conventions de l'OMI et de l'OIT mais surtout un contrôle de leur respect dans les faits..

Les auteurs de l'étude estiment en outre que les États du pavillon doivent être plus transparents, veiller à permettre un meilleur accès à l'information, faciliter le dépôt de plaintes. Enfin, « l'obtention d'un statut de liste blanche dans les mémorandums d'entente de Paris et de Tokyo ne devrait pas être considérée comme la fin du jeu. Au lieu de cela, les droits de l'homme et les normes du travail devraient faire partie des inspections et être pris en considération ».

La rédaction