Les ministères de la Transition écologique et solidaire et de l’Économie et des Finances ont annoncé le 20 février avoir refusé de prolonger le permis exclusif de recherches en mer de « Juan de Nova Maritime Profond », un archipel français situé au large des Îles Eparses dans le canal du Mozambique. Il met ainsi définitivement un terme aux forages pétroliers maritimes en France. ​

« Après l’abandon l’année dernière du permis de Guyane Maritime au large de la Guyane et grâce à la loi du 30 décembre 2017 mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures, qui interdit la délivrance de tout nouveau permis exclusif de recherches d’hydrocarbures, il n'y aura donc plus en France de forage d’hydrocarbures en mer », indique un communiqué. Outre la fin de l'exploration, le texte de 2017 prévoit l'arrêt progressif de l'exploitation d'hydrocarbures à l'horizon 2040, afin de « sortir la France des énergies fossiles ». Au-delà de cette date, les concessions existantes ne pourront donc pas être renouvelées.

64 gisements pétroliers et gaziers sont aujourd'hui en exploitation en France, principalement dans les bassins aquitain et parisien, pour une superficie totale de 4 000 km2. La production pétrolière de la France représente 1% de sa consommation.

L’exécutif justifie sa décision en évoquant les engagements pris dans l’accord de Paris de lutte contre le changement climatique, qui assigne un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre compatible avec la limitation du réchauffement climatique de la planète, soit en dessous de 1,5°C/2°C. La France s’est engagée dans un objectif de réduction de 40 % en 2030 de ses GES par rapport à l’année de référence 2012, défini dans la loi Énergie-Climat adoptée au parlement en septembre 2019. La Programmation pluriannuelle de l’énergie pour la période 2019-2028, actuellement soumise à la consultation du public, prévoit ainsi des objectifs de réduction de la consommation de pétrole de 19 % dès 2023 et 34 % en 2028, par rapport à 2012.

La rédaction