La compagnie maritime japonaise a rejoint l'Association internationale de navigation à voile (IWSA), organisation à but non lucratif qui plaide pour la propulsion éolienne dans la navigation commerciale et réitère ses intérêts à déployer les systèmes de propulsion de la société française Airseas.

« En adhérant à l'IWSA, K-Line envoie un message clair à l'industrie et aux décideurs politiques, à savoir que la propulsion éolienne est une solution crédible, viable et de plus en plus attrayante, en particulier à l'heure où les prix des combustibles rebondissent, où il faudra s’attendre à des taxes et alors que les carburants de substitution sont plus coûteux », s’est félicité l'IWSA dans un communiqué.

« Rejoindre l'IWSA est une grande opportunité pour notre société. Les acteurs du secteur maritime ont un rôle à jouer dans le développement des applications d'énergie éolienne », a déclaré pour sa part Atsuo Asano, directeur général de K-Line.

L’armateur japonais a conclu un accord en 2019 avec la société française Airseas pour équiper d’ici fin 2021 un de ses vraquiers du simili « cerf-volant » SeaWing qu’elle a développé pour tracter les navires à l’aide du vent. Déployé depuis le sommet d’un mât planté à la proue du bateau auquel il est relié par un câble de 500 m de long, le cerf-volant géant d’une surface de 500 à 1 000 m2 peut selon ses concepteurs être utilisé sur environ 50 % du trajet.

K-Line, qui testera son premier navire ainsi propulsé entre le Japon et l’Australie, attend une réduction de sa consommation de carburant et des émissions de gaz à effet de serre de plus de 20 %, soit une baisse d’environ 5 200 t de la quantité de CO2 rejetée chaque année dans l’atmosphère par le navire, selon la société. En fonction des résultats, la compagnie pourrait ensuite en commander 49 autres.

Airseas s’est fait connaître grâce à Louis Dreyfus Armateur en équipant le Ville de Bordeaux, un roulier exploité pour le compte d’Airbus.

Une projection du marché publiée dans un rapport de l'UE publié en 2016 prévoit que la technologie de propulsion éolienne pourrait concerner jusqu'à 10 700 navires, porte-conteneurs, vraquiers et pétroliers d'ici 2030.

A.D.

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