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En annonçant son intention de réduire sa flotte de 50 navires, l’armateur nippon Kawasaki Kisen Kaisha (K-Line) s’inscrit dans les pas de son compatriote Mitsui OSK Lines (Mol), qui avait aussi, à la fin du mois de juin, annoncé se délester de 40 navires. 

K-Line est gagné à son tour par les mesures drastiques pour faire face à la crise sanitaire et désormais économique. À l’occasion de la présentation de ses résultats du premier trimestre (se terminant au Japon le 30 juin), le transporteur maritime, un des partenaires de One – réseau né de la fusion des trois principales compagnies japonaises (NYK, Mol, K-Line) –, a présenté des plans visant à réduire sa flotte (de 468 unités) de quelque 52 navires di’ici à 2025, en taillant en particulier parmi ses transporteurs de voitures (au nombre de 89). La compagnie a également revu à la baisse ses perspectives pour l'année 2020.

La compagnie a déclaré des pertes nettes de 955 millions ¥ (7,65 M€) au premier trimestre, contre des bénéfices nets de 7,8 milliards ¥ (62,5 M€) pour la même période de l'année précédente

Mol réduit sa flotte de 40 navires 

« En ce qui concerne les résultats annuels de la société se terminant le 31 mars 2021, un environnement commercial difficile est attendu, a déclaré K-Line dans un communiqué. Le groupe mettra progressivement en œuvre des mesures telles que la réduction des coûts opérationnels par la réduction de la flotte en fonction de la baisse du volume des cargaisons, la rationalisation des navires, et la vente d'actifs destinés à soulager la trésorerie. »

 

Mol, NYK et K Line : l'intégration qui coûte cher

Les réductions de la flotte de la K Line sont encore plus agressives que celles annoncées par son compatriote Mol, qui envisage de réduire de 5 % sa flotte soit une quarantaine de navires, visant des pétroliers, des vraquiers et des transporteurs de voitures. Le géant nippon prévoit également de se défaire d'actifs non essentiels, notamment de biens immobiliers, alors qu'il dit se préparer à traverser l'une des périodes les plus difficiles de ses 136 ans d'histoire.

La rédaction