Le groupe suisse a publié des résultats en baisse pour le premier semestre, mais meilleurs qu'attendus compte tenu des circonstances, indique la direction.

« Les résultats commerciaux du deuxième trimestre conjugés à un programme de réductions de coûts initié dans l'ensemble du groupe » permettent au géant de la logistique et de l’organisation des transports de limiter le repli de son chiffre d'affaires, en baisse cependant de 7,5 %, à 9,8 milliards de francs suisses (8,3 Md€) à l’issue du premier semestre. Plus sévère est la chute de son bénéfice net de près de 20 %, à 309 millions de francs suisses (287 M€). « Les fluctuations monétaires ont eu un impact négatif important sur le chiffre d'affaires et l'Ebit », précise le groupe suisse.

« Nous avons pris les bonnes mesures dès le début. Nous nous attendons à ce que le second semestre continue d'être marqué par des incertitudes majeures, auxquelles nous sommes préparés grâce une gestion rigoureuse des coûts et à une offre de services de qualité », mentionne Detlef Trefzger, PDG de Kuehne + Nagel International AG dans un communiqué. 

Kuehne+Nagel pourrait supprimer 20 000 emplois

Il y a deux mois, dans un entretien à Die Welt, Klaus-Michael Kühne, héritier et principal actionnaire de Kuehne+Nagel, indiquait que le groupe ne pourrait pas passer la crise sans procéder à des licenciements, touchant au moins 25 % des 83 000 emplois du groupe, notamment dans les entrepôts et particulièrement aux États-Unis. 

Au deuxième trimestre, le volume des conteneurs a diminué de 11,7 % en glissement annuel pour atteindre 1,1 MEVP. Le chiffre d'affaires de Sea Logistics est tombé à près de 1,7 milliard de CHF (1,6 Md€) et l'Ebit à 88 millions de CHF (82 M€), en repli de 28,5 %. Le résultat net de cette activité a chuté de 13,9 % et son résultat opérationnel de 28,9 %, à 167 millions de CHF (155,3 M€). « Un environnement de marché clairement négatif s'est traduit par une réduction des volumes de transport maritime et une baisse des activités de la logistique maritime. Kuehne+Nagel a pu gagner des parts de marché dans des secteurs ciblés comme à forte marge, notamment l'industrie pharmaceutique, le reefer et le commerce électronique », commente la direction.

Au début de la crise sanitaire, le groupe avait fait le choix de mettre l'accent sur le transport des segments les plus rentables plutôt que de se lancer dans une guerre des prix alors que la baisse des échanges avait alimenté une vive concurrence entre les transporteurs. 

La rédaction

Kuehne+Nagel vers l'ETA prédictive