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Selon de nouvelles données de l’association Danish Shipping, les armateurs grecs restent les plus importants propriétaires de navires en capacité, avec 173 Mt de jauge brute.

La Grèce reste un pays d’armateurs. Selon l'enquête de Danish Shipping, qui s’appuie sur les données de Clarksons Research pour les navires commerciaux, à passagers, offshore et les remorqueurs, les compagnies grecques exploitent une flotte totalisant un tonnage de 173 Mt de jauge brute. Le pays précède Singapour (136 Mt), le Japon et la Chine (chacun à 120 Mt). En Europe, le n° 2, le Danemark, se maintient par ailleurs au 5e rang mondial avec 64,2 Mt et 2 064 navires au 1er juillet.

Les dix premiers pays d’armateurs pour la valeur de leur flotte

« Depuis 2015, la flotte marchande danoise a connu une croissance significative de 25 %, mais avec les incertitudes de l'économie mondiale, ce n'est pas le moment d'augmenter la capacité, mais plutôt de maintenir la position », se satisfait la directrice générale de Danish Shipping, Anne H. Steffensen, citée dans un communiqué.  

Flotte la plus puissante par sa valeur

D’après le denier état des lieux de VesselValue (2018), la flotte grecque est aussi la plus puissante du monde avec une valeur de 105,2 Md$, dont 38,4 milliards de dollars de pétroliers. Elle avait alors gagné 5 Md$ d’une année sur l’autre, grâce aux méthaniers, dont la valeur est estimée par le consultant britannique à 18,4 Md$, valorisée de 5,4 milliards de plus en un an. 

La légende de la marine hellénique ne se dément donc pas. Les armateurs grecs figurent parmi les personnalités qui comptent dans le transport maritime mondial. On les dit très influents au sein de l’OMI et au sein de toutes les instances représentatives du secteur. La flotte grecque a toujours bénéficié d’un soutien de l’État. Au point que le statut des armateurs est protégé par l’article 107 de la Constitution portant sur « l’imposition des navires, l’établissement d’une taxe pour le développement de la marine marchande, l’installation d’entreprises maritimes étrangères et la réglementation de matières connexes ». Dès 1957, Athènes a adopté la taxe au tonnage. Les armateurs ne sont donc imposés que sur la base de leur capacité de transport, et non sur leurs bénéfices. Mais il ne s’agit plus là d’un avantage puisque la pratique s’est largement diffusée dans ce secteur hyper concurrentiel qu’est le transport maritime.

A.D.