Á quatre mois de l’effondrement du pont Morandi à Gênes qui a fait 43 morts, la société Autostrade, accusée d’être à l’origine du drame, monte au créneau.

S’estimant victime d’une campagne médiatique hostile orchestrée par le gouvernement, Autostrade accuse l’exécutif d’avoir violé les normes italiennes et européennes et la Constitution et saisi le tribunal administratif de la Ligurie. Dans son recours, la société demande le renvoi devant le tribunal du président du Conseil, du ministre des Infrastructures et du commissaire extraordinaire à la reconstruction du pont. Elle réclame aussi l’annulation des quatre dispositifs établissant les règles pour la reconstruction. Dans ce recours, Autostrade évoque un contrat signé en 2007 pour affirmer que « toutes les activités concernant la démolition et la reconstruction du pont sont de son ressort exclusif et qu’elle a le droit et le devoir de se charger au plus vite de la réparation du pont ».

La société affirme que le gouvernement lui a interdit de démolir et de reconstruire le pont, de participer aux travaux et l’a transformé en « un véritable distributeur automatique » en lui faisant payer la totalité des coûts.

--- Ariel F. Dumont ---