En partant de l'épidémie du Sras en 2003, le courtier Poten & Partners ont modélisé les impacts probables du coronavirus détecté à Wuhan sur la demande de pétrole de la Chine.

Le coronavirus a fait 56 morts et 2 000 personnes ont été infectées en Chine. Dix villes de la province de Hubei, dont Wuhan (60 millions d'habitants), ont été fermées à la circulation. Le courtier Poten & Partners a modélisé l’impact du virus du SRAS de 2003 sur le marché pétrolier, qu’il a extrapolé à la situation actuelle. Dans son rapport hebdomadaire sur le marché, il note qu'en 2003, la Chine a importé moins de 2 millions de barils par jour (bpj) de pétrole brut, contre plus de 10 millions bpj aujourd'hui, ce qui en fait de loin le plus grand importateur mondial de pétrole brut. Goldman Sachs indique, pour sa part, que l'épidémie pourrait réduire la demande mondiale de pétrole de 260 000 bpj.

Dans son rapport hebdomadaire, le coutier note par ailleurs que le virus du SRAS avait fait chuter le prix du pétrole de 20 %. « Le marché du pétrole s'est déjà négocié à la baisse, car les craintes concernant le coronavirus s'intensifient et, bien que le marché des pétroliers reste fort, les taux ont commencé à s'affaiblir ces derniers jours. Bien que ces événements ne soient pas nécessairement liés, il existe un élément commun : la psychologie du marché devient négative », indique le rapport. La vitesse de propagation et l’étendue de l’épidémie au cours des prochaines semaines détermineront la façon dont les marchés vont réagir.  Si le coronavirus suit le même schéma que le SRAS, la reprise de l'économie et de la demande de pétrole sera rapide après l'arrêt de la propagation, indque le courtier.

La rédaction