Selon le rapport publié par le Bureau maritime international (BMI) de la Chambre de commerce internationale (CCI), il y a eu 38 incidents de piraterie et de vols à main armée en mer au cours du premier trimestre de cette année, soit 28 de moins, une diminution de 42,4 % par rapport aux trois premiers mois de 2018. 

Le BMI indique que 27 navires ont été arraisonnés, sept ont fait l'objet de tirs et quatre tentatives d'attaque ont eu lieu au premier trimestre de 2019. Aucun navire n'aurait été détourné pour la première fois depuis le premier trimestre de 1994.

Si la piraterie diminue dans le monde entier, le Golfe de Guinée représente plus de 50 % des incidents, avec 22 incidents signalés au cours du premier trimestre de 2019. La région a également été à l'origine de tous les enlèvements d'équipages dans le monde, puisque 21 membres d'équipage ont été enlevés lors de cinq incidents distincts. Des incidents ont par ailleurs été signalés dans les pays côtiers du Bénin, du Cameroun, du Ghana, de la Côte d'Ivoire, du Libéria, du Nigeria et du Togo au premier trimestre de 2019.

Au cours de la dernière décennie, le Nigéria a été un point névralgique des incidents de piraterie. Toutefois, au premier trimestre de 2019, le Nigéria a enregistré une baisse du nombre d'incidents de piraterie signalés.  Le pays a signalé 14 incidents de piraterie au premier trimestre 2019, contre 22 incidents au premier trimestre 2018. Malgré ces efforts, les eaux nigérianes restent risquées pour les navires, en particulier le port de Lagos où quatre incidents ont été signalés.

En Asie

Selon le rapport, seuls trois incidents ont été signalés contre des navires ancrés dans des ports indonésiens - le moins d'incidents signalés depuis 2010. Comme au Nigéria, une coopération accrue entre la police maritime indonésienne et le BMI auraient permis de dépêcher des patrouilles régulières dans les zones à haut risque. Le BMI soutient qu'une meilleure communication, plus grande transparence et coordination entre les navires et les autorités côtières sont des clés pour mieux organiser et améliorer les délais d'intervention et prévenir les actes de piraterie.

La rédaction