Le Rhodanus devra être allégé avant d'être dégagé, a indiqué la préfecture maritime de Méditerranée, le 14 octobre. Le navire conventionnel transportant des bobines d'acier s'est échoué au large de la Corse, dans la nuit du 12 au 13 octobre, en plein cœur de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio.

Les évaluations menées notamment par les plongeurs démineurs de la Marine nationale montrent qu'il est largement posé sur le fond, sur son avant, indique la préfecture maritime. « En conséquence, le déséchouement ne peut être mené sans avoir préalablement allégé le navire ». En attendant que des moyens spécifiques soient dépêchés sur place, « la priorité est de sécuriser le site afin de préserver l'environnement marin ».

Dimanche 13 octobre, le navire battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda, avec à son bord sept membres d'équipage, n'avait pas viré à temps et poursuivi sa route vers la côte, en dépit des appels répétés du Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage, du sémaphore de Pertusato et de la station italienne Maddalena pendant près de 50 minutes, avait alors informé la préfecture maritime. 
Deux remorqueurs français sont présents sur la zone de l'accident, l'Abeille Flandre et le Persevero, ainsi que deux patrouilleurs, le Jonquille de la gendarmerie maritime et le CP306 de la marine italienne. Deux hélicoptères de l'Armée de l'air et de la Marine nationale ainsi qu'un avion de surveillance maritime de la Marine survolent également la zone.

Un arrêté a été pris pour interdire la navigation et les activités nautiques dans un rayon de 1 000 mètres autour du navire. Le survol de la zone est également interdit.

La rédaction