Tous les nouveaux navires exploité dans les eaux britanniques commandés à partir de 2025 devront être conçus avec des technologies propres, a indiqué le 11 juillet la sous-secrétaire d’État britannique en charge du transport maritime Nusrat Ghani à l'occasion de la présentation à la Port of London Authority du The Clean Maritime Plan. Un programme contenu en 60 pages pour réduire les pollutions générées par le transport maritime d'ici à 2050.

Dans son Clean Maritime Plan, présenté ce 11 juillet, le gouvernement britannique entend encourager la transition vers une navigation sans émissions polluantes. Le plan maritime s'intégre dans la stratégie Maritime 2050, un document publié en janvier 2019, qui ambitionne de faire du Royaume-Uni un « hub mondial pour les nouvelles technologies vertes dans le secteur maritime » et porte les propositions du pays pour lutter contre le réchauffement climatique et parvenir à une nette réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, fait valoir la représentante du gouvernement.

La feuille de route gouvernementale comprend plusieurs appels à projet, dont le premier  doté d'un budget de 1 Md£ (1,11 Md€) portant sur des des technologies maritimes propres, un autre visant à réduire les émissions par des navires du pavillon britannique et sur les voies navigables britanniques et enfin. Une autre contribution sera lancée en 2020 sur l'utilisation de carburants à faible teneur en carbone.

Directives aux ports

« Le secteur maritime a déjà fait des progrès significatifs pour réduire les émissions : des ferries hybrides sont déjà utilisés dans les eaux britanniques, y compris dans les îles écossaises et lors de voyages vers l'île de Wight (Victoria of Wight de la compagnie Wightlink, Ndlr). Port of London Authority utilise également des navires hybrides », a fait valoir la ministre. Elle indique en outre que des directives ont été fournies aux ports pour les aider à élaborer des stratégies en matière de qualité de l'air. 

« Il ne sera pas facile d'atteindre le zéro émissions mais ces objectifs offriront d'importantes opportunités pour tous les segments de notre secteur maritime, qui pèse 40 Md£ (44,6 Md). La bonne nouvelle, c'est que le Royaume-Uni est bien placé non seulement pour décarboner le transport maritime mais aussi pour partager notre expertise avec le reste du monde », a indiqué pour sa part Sarah Kenny, directrice générale de BMT Group et représentante du consortium Mari-UK, une association d'entreprises et universités crée pour développer les technologies dans le maritime, qui a contribué à la rédaction du plan gouvernemental.

Tim Morris, directeur général du groupe des grands ports britanniques et membre du Clean Maritime Council, s'est engagé également à ce que l'industrie portuaire se transforme elle aussi et apporte son écot, « comme le reste du secteur maritime ».

La rédaction