En pleine tourmente pour avoir suspendu les travaux du Parlement britannique du 9 septembre jusqu'au 14 octobre, ne laissant donc aux députés que quelques jours pour discuter d’un deal ou « no deal » avant le couperet du 31 octobre, soupçonné ainsi d'avoir tenté ainsi d'empêcher les partis de l'opposition de bloquer une éventuelle sortie « sans accord » de la Grande-Bretagne de l’UE, que le successeur de Theresa May, Boris Johnson, n’a jamais exclu, le gouvernement britannique a promis ce 30 août une ligne de financement de 40 M€ en soutien aux ports pour se préparer à l'éventualité d'un « no deal »

Cette allocation intervient dans un contexte de grandes inquiétudes depuis la publication, la semaine dernière, par la presse d'un rapport gouvernemental confidentiel mettant en évidence que, dans le cas d'une sortie sans accord, le pays serait confronté à des pénuries graves de produits de première nécessité et soulignait par ailleurs que le pays n'était pas prêt à la gérer. Le rapport indiquait par exemple que 85 % des poids lourds empruntant les liaisons transmanche ne disposeraient pas des documents nécessaires pour passer la douane française et pourraient ainsi être confrontés à des files d'attente de deux jours et demi. Le gouvernement a démenti cette version, expliquant qu'il s'agissait d'un rapport commandé par l'ancienne locataire du 10 Downing Street, désormais dépassé.

« Nous quittons l'UE le 31 octobre et nous serons prêts en toutes circonstances, a assuré ce jour le secrétaire aux Transports, Grant Shapps. Le Royaume-Uni continue de se développer en tant que nation commerciale internationale tournée vers l'extérieur et est prête à faire face à un monde post-Brexit. »

La rédaction