Le ravitaillement en combustibles des navires seraient en cause alors que des manchots sont pris au piège dans une nappe de pétrole dans l'océan Indien, au large du port sud-africain, Port Élizabeth

Selon les dépêches d'agence, un vraquier battant pavillon libérien, le MV Chrysanthi, aurait recraché entre 200 et 400 l de pétrole durant son réapprovisionnement en carburant pendant le week-end. Or, la baie d'Algoa abrite la plus importante colonie de manchots au monde. Une vingtaine de manchots ont été secourus au large de l'île de Sainte-Croix, selon le dernier bilan. Les faits relancent les débats sur les risques liés au soutage, les ONG ne cessant d'alerter sur les conséquences pour ces oiseaux marins, particulièrement sensibles à la pollution aux hydrocarbures et menacés d'extinction par la réduction de ses ressources alimentaires. Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), seuls quelque 50 000 adultes sont encore recensés dans le monde, principalement en Afrique du Sud et en Namibie voisine.

Un précédent en 2016 dans la même région a marqué les esprits. Une nappe de pétrole avait alors souillé une centaine d'oiseaux, qui s'étaient trouvés englués dans 100 litres de carburant.

Le soutage dans cette zone idéalement située dans l'océan Indien se développe depuis trois ans. Le ravitaillement en carburant des navires en mer se fait dans les règles fixées et les opérateurs ont subi « un audit strict », plaide l'Autorité de sécurité maritime sud-africaine.

La rédaction