Stena Bulk, propriétaire suédois du pétrolier Stena Impero arraisonné en juillet par l'Iran, après que le tanker iranien Grace 1 (devenu Adrian Darya 1a été lui aussi saisi par les autorités de Gibraltar, a annoncé la libération prochaine de sept membres d'équipage.

C'est une nouvelle étape dans le feuilleton tragique et inquiétant de l'été. L'armateur suédois a annoncé, dans un communiqué, qu'il disposerait de signaux positifs des autorités iraniennes quant à une libération prochaine, sans autres précisions, de quelques marins de son tanker, alors composé de 23 personnes, de nationalités indienne, philippine, lettone et russe.

Le Stena Impero, que les Gardiens de la Révolution avaient arrêté mi-juillet, pour avoir prétendument ignoré des appels de détresse et éteint son transpondeur après être entré en collision avec chalutier, tout comme le Grace 1 (renommé Adrian Darya 1 battant pavillon iranien alors qu'il naviguait sous drapeau panaméen jusqu'alors) saisi par le territoire britannique de Gibraltar fin juillet, se trouvent au coeur d'une crise géopolitique entre Téhéran et Washington depuis la décision de l'administration américaine de se retirer de l'accord international permettant d'encadrer l'industrie nucléaire iranienne, négocié par son prédécesseur Barack Obama, avec l'Iran, la France, la Russie, la Grande-Bretagne, la Chine et l'Allemagne. Les États-Unis n'ont de cesse depuis lors de resserrer l'étau des sanctions contre la République islamique. Et la tension va crescendo dans la région du détroit d'Ormuz, lieu de passage très fréquenté par les pétroliers. 

Depuis l'arraisonnement du navire battant pavillon britannique, le PDG de l'armateur, Erik Hanell, multiplie les démarches de par le monde pour faire libérer son équipage. Le dirigeant avait même lancé appel à l'aide au premier ministre de l'Inde, Narendra Modi, jouant sur la corde sensible patriotique, 18 marins étant d'origine indienne.

Quant à l'Adrian Darya 1, que le monde suit à la trace alors que sa destination finale reste un mystère et que nul ne sait si la cargaison (2,1 Mt de pétrole) a été vendue et à qui, il reste l'obsession de Washington selon lequel la vente du pétrole de ce navire contribuerait à financer les forces iraniennes. L'Iran a toujours démenti que la marchandise était destinée à la Syrie. Le pays aurait, dans ce cas, contrevenu aux sanctions européennes frappant le régime de Bachar-el-Assad. 

La rédaction