©DR

En Chine, la demande de pétrole reste à un niveau très bas. Les exportations de produits pétroliers raffinés en mai se sont élevées à 3,8 Mt contre 8 Mt en avril. Entre janvier et mai, les volumes sont néanmoins en hausse de 10 % par rapport à la même période l'année dernière, indique le Bimco.

Dans sa dernière publication, l’organisation maritime internationale s’attarde sur l’or noir au pays de Xi Jinping. Le pétrole souffre plus particulièrement de la forte baisse observée dans les exportations du kérosène (aérien), passant de 1,9 Mt à 0,6 Mt entre avril et mai. Les exportations d'essence et de diesel ont également chuté de manière significative, de 64 % et 44 % respectivement.

Le marché du pétrole a connu une volatilité sans précédent en 2020, sous l'effet de chocs simultanés de l'offre et de la demande. L'Administration américaine de l'information sur l'énergie (EIA) estime que la demande de pétrole en mai a chuté de 17 millions de barils par jour par rapport à 2019, ce qui explique en partie la baisse des exportations chinoises de pétrole raffiné au cours de ce mois.

La faiblesse des prix du pétrole a « fait faire des heures supplémentaires » aux tankers, sollicités pour servir une demande de stockage flottant. Il s’en est suivi une flambée des revenus des transporteurs de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés.

Les importateurs de pétrole chinois ont manifestement profité de la faiblesse des cours du brut au regard des importations record de pétrole brut de 47,9 Mt en mai, soit une hausse de 19 % en glissement mensuel. Sans surprise, les raffineries chinoises ont suivi le même mouvement et traité 57,9 Mt en mai, le plus haut niveau des cinq premiers mois de l’année. La situation peut être attribuée au pétrole bon marché de ces derniers mois, mais il peut aussi être le reflet d’une situation économique qui s’améliore, espèrent les analystes.

La rédaction