L'État grec rejette le plan d'investissement de Cosco pour le port du Pirée.

Le programme d'investissement de 580 M€ de l'Autorité portuaire du Pirée (APP) est dans l'impasse, après qu'une commission de planification et de développement portuaire affiliée au ministère des transports maritimes et de la politique insulaire a rejeté le plan directeur des investissements de la direction du PPA. 

Le rejet intervient alors que Le Pirée a réalisé en 2018 l'une des plus importantes croissances mondiales des ports à conteneurs (près de 20 %, à 4,409 MEVP) et connait une croissance remarquable depuis l'accord de privatisation en août 2016 entre le gouvernement grec et le géant chinois du transport maritime et de la gestion portuaire.

Depuis quelques mois, Cosco presse le gouvernement grec à se décider. Le rejet du plan d'investissement n'aurait pas vraiment été motivé et n'a pas suscité, pour l'heure, de réaction officielle de la part de la direction de l'APP. Un désaccord officieux entre es parties concernées n'a pour autant pas été caché. Dans le cadre de son contrat de concession, Cosco est tenue d'investir 293 M€ supplémentaires. Les projets qui feraient l'objet de refus sont liés à des investissements concernant notamment un centre commercial à proximité d'un nouveau terminal de croisières, un complexe hôtelier, mais aussi un centre logistique adjacent aux terminaux à conteneurs.

Entre-temps

Un projet de loi devait être déposé au parlement grec le 21 février, afin de permettre la privatisation d'activités spécifiques au sein des ports régionaux, tous détenues par l'agence grecque de privatisation Taiped. Contrairement à la privatisation totale, comme ce fut le cas pour les deux plus grands ports grecs, le Pirée et Thessalonique, l'État opterait cette fois pour des concessions d'activités.

La rédaction