©Qingdao

Le fret traité dans les principaux ports chinois était en augmentation début septembre par rapport à l’année précédente. Les activités économiques se normalisent, indique l'Association des ports chinois.

Les volumes portuaires enregistrés dans les principaux ports chinois ont augmenté de 9 % par rapport à l'année précédente au début du mois de septembre et les échanges ont fait un bond de 16,5 %. Les seuls flux de conteneurs ont augmenté de 7,4 % en glissement annuel selon l'association des ports chinois.

Les données indiquent en outre que l'indice des directeurs d'achat (PMI), reflet de l’état de santé du secteur manufacturier chinois, s'est établi à 51 points en août. Il est donc encore au-dessus du seuil de 50, cette frontière qui sépare l’expansion de la contraction. C'est le sixième mois consécutif que ce chiffre reste en territoire de croissance.

L’indicateur, qui prend en compte les prises de commandes, la production, les livraisons et les stocks, était passé à 35,7 en février avant de revenir à 52 en mars, puis 50,8 points en avril. Plus sévère, un autre indice, celui-ci calculé par le cabinet IHS Markit pour Caixin, situait encore en avril le secteur manufacturier en territoire déflationniste. Issu d'une enquête auprès d'un vaste échantillon d'entreprises, surtout petites et moyennes, le baromètre de Caixin était alors passé dans le rouge, à 49,4. Son plus bas niveau depuis sa première publication en 2004.

Signes du rebond

Le sous-indice relatif à la production s'est encore mieux tenu en août, à 53,5, tandis que celui reflétant l’état des nouvelles commandes était à 52. Le sous-indice des nouvelles commandes à l'exportation a gagné 0,7 point mais reste en deça du seuil fatidique.

Des données encourageantes par rapport à ce qu’a subi le pays en début d’année. Pour la première fois depuis l’introduction en 1992 des statistiques officielles sur la croissance, la seconde puissance économique de la planète a dû faire face à la contraction du secteur manufacturier mondial, qui s’est matérialisée par la faiblesse des nouvelles commandes à l’exportation et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement, tant en amont qu’en aval. Les entreprises chinoises ont peiné pendant des mois à se fournir en intrants et à livrer leurs produits finis, d'où un fort gonflement des stocks et une accumulation des anciennes commandes en souffrance. 

La construction navale à la peine

En revanche, au cours des huit premiers mois, l’industrie de la construction navale chinoise a souffert, tant au niveau de la production que du carnet de commandes. Selon les statistiques publiées par l'Association of China's National Shipbuilding Industry (CANSI), la production pour les huit premiers mois a totalisé 24,1 millions de tpl (Mtpl), en recul de 7,1 % par rapport à l'année précédente. Le volume des nouvelles commandes reçues pour 15,01 Mtpl était en baisse de 4,5 %. Fin août, le carnet de commandes affichait un flux de 72,57 Mtpl. Un repli de 8,2 % en glissement annuel.

Avec 22,22 Mtpl, le volume des exportations s’est affaissé de 8,1 % tandis que les nouvelles commandes à l'exportation ont perdu 6,6 % pour s’établir à 13,64 Mtpl. L’encours de commandes, également en baisse de 7,1 %, totalisaient 66,91 Mtpl à la fin août.

Les 75 principaux acteurs de l'industrie chinoise de la construction navale ont enregistré un revenu d’exploitation de 169 milliards de RMB (24,5 Md$) et un bénéfice de 1,16 milliard de RMB (168 M$). Soit un résultat fondu de moitié comparé à l'année précédente.

In fine, sur les huit premiers mois de l’année, la production de la construction navale chinoise, les nouvelles commandes reçues et les commandes en cours ont représenté 39,6 %, 63,1 % et 47,8 % de la part de marché mondiale de la construction navale.

La rédaction