La Semaine maritime de Singapour (SMW) 2019, prganisée par Maritime & Port Authority of Singapore (MPA) à Singapour ces 9 et 10 avril a été officiellement lancée le 7 avril dans l'atrium central de Marina Square par Khaw Boon Wan, ministre des Transports de Singapour. Sur le thème « Driving Connectivity, Innovation, and Talent »,

"L'industrie du transport maritime est perturbée par la révolution numérique et la transformation des activités. Les pressions politiques engendrées par la mondialisation et l'inégalité des revenus ajoutent d'immenses défis. À quoi ressemblera l'industrie du transport maritime dans 20 ans ? Qui seront les nouveaux méga-joueurs ? Qu'en est-il des titulaires ? Comment les décideurs pourraient-ils faciliter une transformation ordonnée ? Comment les travailleurs devraient-ils se préparer pour l'avenir ?", a introduit le ministre singapourien. 

En marge, le Maritime CEO Forum Singapore réunissait à l'hôtel Fullerton au cœur de Singapour des patrons d'armements, notamment de navires-citernes et vraquiers. Les échanges se sont polarisés sur l'usage du scrubber pour se conformer aux réglementations internationales sur la teneur en soufre des carburants marins, qui sera plafonnée dans quelques mois. Sans surprise, ils ont opté majoritairement pour les dispositifs d'épuration de gaz mais... en toute connaissance de cause quant à leur date de péremption.

Pankaj Khanna, administrateur chez Heidmar, fut sans doute le plus optimiste quant à son avantage financier, détaillant les raisons pour lesquelles 350 M$ ont été dépensés par le groupe pour équiper toute la flotte, affirmant qu'il était optimiste.

Kenny Rogers, directeur d'Aurora Tankers, une filiale d'IMC, a mentionné une décision purement commerciale pour les huit constructions qui doivent être prochainement livrées, mais tout en indiquant que si les navires avaient du être livrés en 2022 ou 2023, les choix auraient été tout autres.

Lars Malmbratt, general manager chez Stena Bulk Singapore, précise pour sa part que Stena Bulk avait décidé de retrofiter jusqu'à 17 navires, mais sans « faire le plein de la technologie ».

Rajesh Unni, directeur chez Global United Shipping, était le seul véritable détracteur, se disant toujours pas convaincu d'un point de vue commercial et scientifique sur une technologie qu'il estime encore très primitive avec des problèmes d'entretien et d'exploitation significatifs.

La rédaction